Banque Populaire Occitane : l'"effet crise" continuera en 2015

Florine Galéron

Florine Galéron
Plus de 600 sociétaires doivent assister ce mardi 12 mai à Albi à l'assemblée générale de la Banque Populaire Occitane. L'occasion pour la banque de dresser le bilan de son exercice 2014.
Néanmoins, le directeur général relève "un coût du risque à un niveau historiquement élevé". En 2013, plus de 40 millions d'euros d'impayés avaient été enregistrés, un pic historique jamais atteint et l'an dernier la banque a recensé 39 millions d'euros d'impayés. "L'effet crise se fait ressentir dans notre région", commente Alain Condaminas, qui observe également que les défaillances d'entreprises restent à un niveau très élevé.
Un contexte difficile pour la banque et 4 facteurs laissent présager un maintien de cet "effet crise" en 2015, selon Alain Condaminas :
Au-delà de la crise économique, la banque doit faire face au virage numérique. "La digitalisation touche tous les secteurs de l'économie et les entreprises qui ne parviennent pas à s'adapter sont destinées à disparaître", note le directeur général. En ce sens, la banque a lancé toute une série d'expérimentations.
La Banque Populaire Occitane expérimente également depuis ce trimestre l'application de géolocalisation iBeacon. En entrant dans l'agence, le client est identifié et son conseiller est prévenu de son arrivée.
Malgré cette concurrence numérique, la Banque Populaire Occitane a prévu d'ouvrir deux nouvelles agences à Toulouse (du côté de l'Oncopole et aux Sept-Deniers) et prévoit une centaine de recrutements cette année.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Le 29 septembre dernier, la Banque Populaire Occitane et la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées s'étaient portées candidates pour racheter les parts de l'État dans l'aéroport Toulouse-Blagnac. Finalement, c'est le consortium chinois Casil Europe qui s'est imposé. Mais tout comme la Caisse d'Épargne, la Banque Populaire reste "intéressée" par une prise de participation. "Nous ne sommes pas à la recherche de rentabilité et nous savons que d'autres investisseurs pourront apporter beaucoup plus de fonds mais nous pensons qu'il est important d'avoir des acteurs économiques locaux pour porter une vision de long-terme sur l'aéroport", estime Alain Condaminas. Une prise de participation au capital de l'aéroport ne pourra s'envisager que si le nouvel actionnaire décide de rétrocéder des parts, ce que le consortium chinois s'était engagé à faire, à hauteur de 16%.
Florine Galéron