Que viennent chercher les entrepreneurs chinois à Toulouse ?

Gael Cérez

France Chine
Rémi Benoit

Gael Cérez

France Chine
Rémi Benoit
Commerce et numérique, industrie et ingénierie, finances et investissement, services et environnement, cent entreprises chinoises de tous les secteurs économiques étaient réunies le 1er juillet aux Galeries Lafayette, dans le centre-ville de Toulouse. Un nombre égal de sociétés françaises étaient à leurs côtés. Objectif du Comité France-Chine (CFC) et de la Chambre de commerce chinoise pour les produits mécaniques et électriques (CCCME), les organisateurs de la soirée : susciter des rencontres entre les entrepreneurs et faire fructifier les affaires.
André Chieng, vice-président du Comité France-Chine © photo Rémi Benoit
Côté chinois, on est sur la même longueur d'onde. "J'espère qu'en venant ici, nous pourrons mieux connaître nos interlocuteurs", a affirmé Zhang Yujing, le président de la CCCME.
Car, vu de la Chine, et en dehors d'Airbus, Toulouse et son potentiel économique sont peu connus. En marge de son intervention, le chef de l'importante délégation économique chinoise (200 entreprises) l'a lui même reconnu.
Des échanges et du dialogue, il en faudra beaucoup pour dépasser les barrières, notamment linguistiques. Mercredi soir, malgré la présence d'interprètes, les quatre espaces thématiques prévus pour le réseautage étaient désertés au profit de la terrasse et de son panorama sur les toits toulousains. Entre les verres de vins ou d'armagnac et les amuse-bouches, les convives célébraient l'amitié franco-chinoise, mais, à de rares exceptions, séparément, les Chinois d'un côté, les Français de l'autre. Le lancement d'une plateforme d'échanges pour les chefs d'entreprises chinois et français, par la CCCME, le CFC et la Chambre de commerce de Paris, pourra, à l'avenir, faciliter les communications bilatérales.
La France, Tianyi Wang la connaît déjà bien. En affaire avec le groupe Rothschild avec lequel il a créé un fonds d'investissement chinois dans l'agroalimentaire en 2014, le président du conseil d'administration de China International Industry & Commerce (CIIC) vient de signer une coopération avec un fonds d'investissement français pour 10 milliards de dollars. De plus, un projet de partenariat avec le PMU est à l'étude pour développer les courses hippiques en Chine.
Rare membre de la délégation chinoise à accepter de s'exprimer pendant cette soirée, Tianyi Wang connaît évidemment Toulouse par le prisme d'Airbus. "Elle est célèbre en Chine grâce à cela", confirme-t-il.
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C'est d'ailleurs ce qui a frappé l'homme d'affaires dès son arrivée ce mercredi. "Je suis allé courir une heure le long du canal. C'est formidable, s'est-il réjoui. Tout est très propre et écologique. C'est mieux qu'à Pékin et c'est ce qui attire les entreprises chinoises ici."
Tianyi Wang, le président du conseil d'administration de CIIC, le 1er juillet à Toulouse © photo Rémi Benoit
Si certains à Toulouse s'inquiètent de l'intérêt chinois pour leur Ville rose, Tianyi Wang se veut rassurant. Et pragmatique.
La soirée s'est terminée vers 22 h mercredi soir © photo Rémi Benoit
Après la soirée consacrée au réseautage, les entreprises françaises et chinoises ont participé ce jeudi 2 juillet au forum économique qui s'est déroulé au Conseil régional de Midi-Pyrénées.
Gael Cérez