Comment les boulangeries Galzin vont vendre leurs baguettes en Chine

Florine Galéron
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L'image d'Épinal du Français avec un béret sur la tête et une baguette sous le bras n'a pas fini de faire recette. En Chine, ce petit bout de pain s'apparente à un produit de luxe au même titre qu'un macaron, un parfum ou un sac d'une grande marque parisienne.
Dans l'Aveyron, la boulangerie Galzin a donc décidé de tenter sa chance en Asie. Fondée en 1938 dans la petite commune de Creissels, l'entreprise familiale compte aujourd'hui 14 boulangeries à travers la France. Le 2 juillet dernier, lors du sommet France-Chine organisé à Toulouse, elle a signé un partenariat avec deux groupes chinois (la société Jiahe et le groupe Senyu). Le contrat prévoit l'implantation d'une école de formation et de quatre boulangeries à Suzhou et Chengdu, deux villes comptant chacune 10 millions d'habitants.
Wiliam Galzin, le gérant de la boulangerie aveyronnaise, avait rencontré ces partenaires en octobre dernier à l'occasion d'une mission régionale organisée à Chengdu. Il faisait alors partie des chefs d'entreprise qui accompagnaient Martin Malvy lors de ce voyage. Sur place, il constate l'engouement des Chinois pour le pain :
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Depuis quelques années, plusieurs boulangers français ont commencé à s'installer en Chine. "Les Chinois sont attirés par cette tradition française, ce mode de vie occidental", note l'artisan. Selon lui, les Français ont également une carte à jouer dans un pays "où la sécurité alimentaire devient un enjeu national". "Les consommateurs font de plus en plus attention au contenu de leurs assiettes, ils sont à la recherche de bons produits", assure-t-il.
Florine Galéron