Big data : comment l'aéroport de Toulouse utilise les données des passagers

Florine Galéron
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"Il y a actuellement une minute d'attente au hall B, deux minutes au hall D, 47 passagers viennent de passer le portique de sécurité"... Depuis son bureau, Fabrice Catzaras peut suivre en temps réel la progression des passagers dans l'aéroport. Arrivé depuis deux ans à l'aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB), il est chargé de coordonner la logistique de la plateforme à partir d'un logiciel d'analyse prédictive, autrement dit il est un peu le "Monsieur Big data" de l'aéroport.
Chaque jour, 150 avions décollent ou atterrissent à Toulouse et plus de 10 000 passagers transitent par l'aéroport Toulouse-Blagnac. À chaque vol, le voyageur scanne son billet au moment de l'enregistrement, puis une deuxième fois avant de passer le poste d'inspection des bagages, et enfin une troisième fois avant d'embarquer dans son avion. Ces scans couplés aux informations personnelles fournies lors de l'achat du billet sont une mine d'or pour l'aéroport. Depuis 3 mois, ATB s'en sert notamment pour gérer les flux de passagers :
Dans le bureau du coordinateur du logiciel, les tableaux Excel gardent en mémoire la fréquentation des derniers mois. Cet historique permet d'affiner le logiciel d'analyse prédictive avec une précision bluffante. "Vous voyez, là, nous avons actuellement 431 passagers, le logiciel en avait prévu 448 sur cette demi-heure", poursuit le salarié.
Ecran de contrôle du flux de passagers à ATB
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Ces données sont essentielles pour l'activité de l'aéroport qui est très fluctuante. À 6 h, ATB connaît un pic de fréquentation, avec entre 1 000 et 1 200 passagers, principalement une clientèle d'affaires. Mais en fin de matinée, il n'y a plus que 300 passagers à l'heure. La fréquentation est un enjeu d'autant plus crucial pour l'aéroport de Toulouse-Blagnac que les nouveaux actionnaires chinois de la plateforme veulent passer de 8 millions de passagers actuellement à 18 millions de passagers d'ici à 2046.
Florine Galéron