Cauquil, pionnière de l'industrie du futur pour résister dans la filière aéronautique

Florine Galéron
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"L'industrie 4.0, ici ça fait depuis 2010 qu'on y travaille !", lance Didier Cauquil, PDG de l'entreprise du même nom. Fondée en 1947 à Mondouzil (à l'est de Toulouse), cette PME familiale s'est développée sous trois générations de Cauquil avant d'ouvrir son capital à Natixis en 2005 puis d'être rachetée l'an dernier par la holding Nisima. La société s'est spécialisée dans l'usinage de pièces mécaniques pour l'aéronautique, à destination de sous-traitants d'Airbus comme Latécoère ou Stelia. En quelques années, elle est surtout devenue une usine pionnière en matière d'innovation. C'est à ce titre que l'usine a reçu le 17 mai la visite du préfet de Région Pascal Mailhos pour saluer un exemple réussi d'Industrie du futur. En avril 2015, le président de la République François Hollande avait lancé en grande pompe à Figeac, dans le Lot, une alliance d'entreprises pour développer en France l'Industrie 4.0.
Chez Cauquil, depuis 2010, le papier a quasiment disparu de l'entreprise. "Nous utilisons un logiciel qui nous permet de connecter toutes nos machines, décrit Didier Cauquil en parcourant les allées de l'usine. Chaque machine est reliée à un ordinateur d'où l'opérateur peut suivre tout le processus de production. Les salariés travaillent en journée et, la nuit, les machines continuent de tourner toutes seules en faisant les trois-huit." L'automatisation s'étend aussi au contrôle des pièces et des outils. "Le risque, c'est que l'outil trop usé casse. Or, la mesure des outils nous coûte très cher. Avec l'automatisation, nous économisons 10 à 15 % sur cette tâche et nous gagnons en volume horaire 20 à 30 % de temps", poursuit le dirigeant.
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Des économies de papier, de temps, d'argent, mais aussi une manière pour l'entreprise de parer à la pénurie de main d'œuvre. "Avec les agences d'intérim, nous arrivons sans trop de difficultés à trouver des opérateurs pour le fraisage mais nous avons plus de difficultés pour les postes très spécifiques. Par exemple, cela fait 4 ans que nous recherchons un responsable de méthodes", explique le directeur Marc Alaux.
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