{Replay} Frenchwork, le coworking dans les restaurants, lancé à Toulouse

Sophie Arutunian

Sophie Arutunian
Les deux Toulousains à l'origine de Frenchwork ne sont pas inconnus dans le petit monde entrepreneurial local : Jérôme Introvigne, un ancien de chez Poult, a fondé le réseau social professionnel Skiller, et Sébastien Hordeaux est le créateur de quatre espaces "Étincelle Coworking".
Ensemble, ils ont lancé le 1er juillet dernier un nouveau concept : Frenchwork, "le coworking à la française". Destiné aux travailleurs indépendants qui n'ont pas de bureaux, Frenchwork propose de travailler dans des restaurants, en dehors des heures de repas, pour 10 euros la demi-journée, avec une boisson et le wifi offerts.
Pour l'instant, cinq restaurants de Toulouse sont partenaires de la plateforme : le Van Gogh (place Saint-Georges), Les Domaines Qui Montent (rue Riquet), Les Façonniers (rue Gambetta), L'Âne qui Tousse (Jean-Jaurès) et Aux Petites Frères (Saint-Cyprien). "Il nous en manque du côté des Carmes", reconnaît Jérome Introvigne, qui espère convaincre une dizaine de restaurants de la Ville rose.
L'objectif affiché est de recenser 100 restaurants dans les 10 plus grandes villes de France d'ici à la fin de l'année, soit 1 500 places de coworking.
Cible privilégiée de Frenchwork : "les femmes, 35 ans, à temps partiel, qui ont besoin de sortir de chez elles. Celles qui aiment le bon goût, qui portent attention aux détails." Selon les deux cofondateurs, 70 % des personnes qui travaillent dans les espaces de coworking sont des femmes.
La plateforme pourrait engranger "2 à 3 millions d'euros" de chiffre d'affaires dès la première année. Si le plan établi par Jérôme Introvigne et Sébastien Hordeaux se déroule sans accros, une levée de fonds de 500 000 euros pourrait rapidement être mise œuvre afin d'embaucher deux personnes.
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Toujours à la tête du réseau Skiller (partage de compétences), Jérome Introvigne envisage, à terme, de fusionner les deux entités. "Skiller est une base formidable pour lancer Frenchwork. D'un côté le réseau, d'un autre les espaces de coworking. Il semble logique qu'un jour les deux ne fassent qu'un." Skiller, qui regroupe 2 500 personnes, n'est pas rentable, mais le réseau représente un vivier de coworkers importants.
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Jérôme Introvigne imagine déjà que certains restaurants puissent se "spécialiser" naturellement sur des compétences particulières. "Peut-être que l'on pourra conseiller à une personne qui travaille dans l'IoT d'aller travailler au Van Gogh, et à un graphiste de se rendre à l'Âne qui Tousse, cela dépendra des profils des coworkers."
La mise en place d'un forfait à la semaine est déjà à l'étude.
Sophie Arutunian