Une coopérative informatique pour échapper à la logique des SSII

Florine Galéron
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Rémi Benoit

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Rémi Benoit
C'est une initiative relativement inédite dans le monde des services informatiques. À Toulouse, cinq consultants se sont associés en coopérative pour échapper selon eux aux "conditions de travail déplorables des SSII".
Les SSII (société de services et d'ingénierie en informatique), ces grandes entreprises à l'image d'Atos, IBM, CGI, Sopra Steria ou Capgemini, ont recours à des ingénieurs pour de courtes missions dans les entreprises clientes, pour du conseil ou de la maintenance. Ces sociétés embauchent massivement des jeunes diplômés, à l'image de Sopra Steria qui figurait dans le trio de tête de notre palmarès des entreprises qui recrutent, avec 150 postes juniors ouverts à Toulouse pour l'année 2015. Mais ce mode de fonctionnement ne convenait plus à Vincent Ruiz, le gérant de la coopérative Scopea :
Après 15 années passées dans cet univers, Vincent Ruiz a voulu "changer de modèle pour créer une entreprise où l'on prendrait plaisir à rester" et parer ainsi l'important turn-over en cours dans le secteur : "Généralement les consultants juniors survivent tant bien que mal pendant 3 ans avant de quitter le monde du conseil, dégoûtés par les conditions de travail. J'ai quelques copains qui sont devenus comme ça carreleurs".
En octobre 2015, Vincent Ruiz et ses associés fondent Scopea. La coopérative s'est spécialisée dans l'intégration de logiciels de gestion (SAP et Odoo). Elle travaille en lien avec CGI, Sopra Steria ou Capgemini sur des logiciels utilisés ensuite par Airbus, Thales, Turboméca ou encore Bleu Jour, créateur de l'ordinateur Kubb.
Florine Galéron