L'aménagement des cabines d'avions : le détail qui change tout ?

Sophie Arutunian
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C'est un marché mondial estimé à 17 milliards de dollars et qui pourrait atteindre 29 milliards en 2021, avec une croissance de 21 % par an. Le secteur de l'aménagement intérieur des avions, comme celui de la maintenance (MRO) se développe avec l'augmentation du trafic aérien. Et pour cause, "la demande de transport augmente entre 4 et 6 % par an avec des prévisions stables pour 20 ans, ce qui est remarquable. Il y aura donc une guerre entre compagnies aériennes pour capter le chiffre d'affaires et l'élément de différenciation sera le confort dans les cabines. Cela signifie que seuls les acteurs qui auront les moyens d'investir massivement dans des univers de cabines plus ergonomiques et connectés s'en sortiront", indiquait récemment à La Tribune Toulouse Pascal Pincemin, associé responsable Aerospace and Defence chez Deloitte.
Pour Bernard Vallée, directeur commercial de la société AAA (récompensée aux Trophées de l'Aéronautique La Tribune en 2015), le marché est d'autant plus porteur que dans le cycle de vie d'un avion (de 20 à 30 ans), la cabine est refaite environ trois fois : "une première fois au démarrage, une deuxième fois au bout de 7 à 10 ans et une troisième fois avant sa retraite".
La Région Occitanie ne souhaite pas rater cette opportunité :
La moitié de ces entreprises seront présentes au salon Aircraft Interior Expo du 4 au 6 avril à Hambourg, en Allemagne, en étant accompagnées par la Région et son agence Madeeli. L'autre moitié sera également présente avec des stands en propre (voir encadré).
L'aménagement intérieur de cabines représente de nombreux métiers car le secteur recouvre aussi bien ce qui concerne le tissu des sièges que l'internet à bord, l'odeur dans la cabine, la lumière, l'ouverture des coffres à bagages ou des détails comme les rails de rideaux.
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"Les gens qui travaillent dans l'aménagement cabine font des produits qui paraissent anodins mais sont contraints au mêmes règles que ceux qui font les moteurs, avec des process de validation et d'homologation très longs, témoigne Philippe Billebault, président de la société Aertec. S'il y a un problème, on doit pouvoir dire quel lot de velcro a été mis sur tels rideaux il y a 10 ans ! Même pour un rail de rideau, les contraintes administratives sont énormes !"
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Sophie Arutunian