La fulgurante (et problématique) croissance des éditeurs de logiciels en Occitanie

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ils s'appellent Eurécia, Lyra Network, Septeo ou Val Software. Ces éditeurs de logiciels ont connu en quelques années un développement exponentiel. D'après une étude menée auprès d'une trentaine d'entre eux par la Cabinet EY en partenariat avec le cluster Digital113 et le Syntec numérique, les éditeurs de l'Occitanie ont connu une croissance de leur chiffre d'affaires de 22% entre 2015 et 2017.
Et ce n'est qu'une moyenne. Fondée en 2006 à Castanet-Tolosan, au sud-est de Toulouse, l'entreprise Eurécia s'est spécialisée dans des solutions logicielles pour la gestion RH des entreprises de type PME et ETI (notes de frais, plannings, congés...).
Même constat chez ses confrères. Par exemple, Anton Bielakoff à la tête de Lyra Network, spécialiste de la sécurisation des opérations monétiques et des paiements en e-commerce, prévoit de passer de "60 à 70 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2019 et de recruter 40 personnes". À noter que la société implantée à Labège compte déjà aujourd'hui 170 collaborateurs. Du côté de Val Software, PME basée à Blagnac et axée sur les solutions logicielles pour les acteurs de la formation, son PDG, Alain Rabary, a besoin d'embaucher 38 personnes alors que l'effectif est aujourd'hui de 67 salariés.
D'après l'étude EY, les éditeurs de logiciels en Occitanie employaient 3 500 personnes en 2017 (soit une croissance 14% en deux ans). Mais 85% des personnes interrogées, observent des difficultés de recrutement.
À lire également
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces freins à l'embauche. Premièrement, l'Occitanie tout comme le reste de la France est touchée par une pénurie d'ingénieurs et de développeurs. Selon l'enquête EY, 76% des éditeurs de la région recherchent des développeurs. Autant dire que la demande est largement supérieure à l'offre. "Les 17 écoles à Toulouse qui forment à ces métiers ne suffisent pas à couvrir les besoins. C'est la même situation à Paris. Quelques établissements ont vu le jour comme l'école 42 ou le Wagon mais cela ne suffit pas", relève Pierre-Alexandre Feuillet, auteur de l'étude EY.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Florine Galéron