Le Toulousain Colibri vend des peintures végétales sans produits pétrochimiques

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

colibri
Florine Galéron

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

colibri
Florine Galéron
Pour le moment, c'est depuis le garage de sa maison à Montrabé, au nord de Toulouse, que Cédric Laurent teinte et expédie ses peintures biosourcées. Avant de lancer sa startup, il a travaillé dans la rénovation de maisons.
En septembre 2018, il a donc lancé la commercialisation de Colibri, une marque de peinture composée à 98% de produits naturels.
Exit donc le plastique et les solvants. D'autre part, Colibri a mis au point une méthode pour dépolluer l'air intérieur d'une maison. "Nous avons intégré dans la peinture des nanocapteurs chimiques qui neutralisent le COV (composé organique volatil) le plus toxique qui est le formaldéhyde en le transformant en vapeur d'eau. On retrouve le formaldéhyde dans tous les meubles du commerce, la colle de carrelage etc. Notre peinture a un taux de COV de 0,02 g/l. À titre de comparaison, ce taux est de 30 g/l selon la meilleure norme (A+) ", poursuit-il.
Pour mettre au point ce produit, Colibri s'est associé avec "un grand industriel de la peinture" (dont le nom reste pour le moment confidentiel). "Des ingénieurs ont travaillé en laboratoire d'après le cahier des charges que j'ai défini. La fabrication est réalisé dans cette usine. À Montrabé, nous avons une machine pour réaliser les teintes, l'expédition et le stockage des produits", détaille le fondateur de la société.
Les peintures sont teintées et expédiées depuis le garage de Cédric Laurent (Crédits : Rémi Benoit).
À lire également
En seulement huit mois, la jeune pousse a écoulé ainsi 13 000 litres de peinture et a atteint un rythme actuel de 2 000 litres vendus par mois. Les achats sont réalisés principalement depuis son site internet par des particuliers, mais aussi par quelques artisans.
Florine Galéron