Mine de Salau : la réouverture des travaux inquiète les opposants
Clothilde Doumenc
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Mines salau
Reuters
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La société des Mines du Salat, filiale de la compagnie minière australienne Apollo Minerals, a annoncé le 15 avril avoir été autorisée par arrêté préfectoral à réinstaller les services miniers dans la mine d'or et de tungstène de Salau (Ariège), fermée depuis 30 ans. Ainsi, l'entreprise peut désormais terminer les travaux de mise en sécurité débutés en septembre 2018, une action qui devrait durer un mois.
Néanmoins, cette réouverture éventuelle inquiète les opposants, notamment les militants du Comité Écologique Ariégeois (CEA). Depuis plusieurs années, le secrétaire général du comité, Marcel Ricordeau, fait partie de ceux qui se battent pour démontrer la dangerosité de l'amiante présente dans les mines sur la santé des habitants et des employés.
En effet, la présence d'amiante n'est pas une réalité aux yeux de l'industriel. "Je suis entré dans la mine avec deux experts. Je ne l'aurais jamais fait si j'avais pensé qu'il y avait des risques d'amiante !", assurait à La Tribune le 23 octobre Hugo Schumann, le directeur exécutif d'Apollo Minerals.
Au-delà de la contamination des personnes, les opposants craignent la pollution de la rivière du Salat, qui s'écoule tout près. Jugée "catastrophe écologique" par le maire de Couflens Henry Rchl, la réouverture des mines et le stockage des déchets industriels qui en découlerait pourrait engendrer une "catastrophe au niveau de la pollution du sol et des eaux", selon Marcel Ricordeau.
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La société des Mines du Salat, quant à elle, a décidé d'améliorer la ventilation naturelle des mines pour soutenir les activités d'exploration de ces dernières, De plus, l'entreprise s'est également engagée à évaluer les risques potentiels sur l'environnement et les personnes une fois les travaux de mise en sécurité de la mine terminés.
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Clothilde Doumenc