Mines de Salau : Apollo Minerals contre-attaque

Florine Galéron
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mines de salau apollo minerals
Rémi Benoit

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Rémi Benoit
"Je suis entré dans la mine avec deux experts. Je ne l'aurais jamais fait si j'avais pensé qu'il y avait des risques d'amiante !", assure à La Tribune mardi 23 octobre Hugo Schumann, le directeur exécutif d'Apollo Minerals. Cette société cotée en bourse en Australie a fait l'acquisition cet été de Variscan Mines, détenteur du permis exclusif de recherches minières accordée par l'État en 2016. Une autorisation qui doit permettre la réouverture des mines de Salau (Ariège).
Nichées au cœur de la vallée du Cousserans dans le département ariégeois, ces dernières ont été exploitées entre 1971 et 1986, extrayant durant cette période près de 1 000 tonnes par an d'un métal rare, le tungstène. Mais la demande mondiale s'est alors essoufflée et les mines ont fermé. Seul problème, l'exploitant a laissé sur place 700 000 m2 de déchets contenant de l'amiante, mais aussi des transformateurs bourrés de PCB (polychlorobiphényles) (voir photo, ndlr). Plusieurs dizaines de mineurs ayant travaillé dans la mine sont morts prématurément de cancers du poumons causés par l'amiante.
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Cette association a déposé une série de recours contre la société qui souhaite rouvrir la mine et vient de remporter plusieurs victoires juridiques. Au courant du mois d'octobre, le tribunal administratif de Toulouse a suspendu un arrêté préfectoral autorisant Variscan Mines à survoler la zone par hélicoptère pour des recherches minières par relevé géophysique en raison de la présence de plusieurs espèces protégées et notamment un vautour (le gypaète barbu, ndlr). Quelques jours plus tôt, la juridiction avait suspendu un autre arrêté permettant à la société de réaliser des travaux de mise en sécurité du site à cause de la présence d'amiante.
Florine Galéron