Avec son tissu industriel, Toulouse fait rêver les entreprises norvégiennes
Héloïse Thepaut

Une centaine d'entreprises norvégiennes sont présentes en France.
Reuters
Héloïse Thepaut

Une centaine d'entreprises norvégiennes sont présentes en France.
Reuters
"Toulouse, et particulièrement avec Airbus, intrigue et fait rêver", constate Ludovic Caubet, directeur général de la Chambre de commerce franco-norvégienne. Ainsi, 40 entreprises norvégiennes du maritime et de l'énergie se sont rendues à l'Aerospace Valley à Toulouse, mercredi 20 novembre. Une visite organisée par la Chambre de commerce franco-norvégienne, autour de l'étude de coopérations possibles avec l'industrie aéronautique toulousaine. Depuis six ans, l'organisme cherche à nouer des partenariats entre ces deux industries.
Certaines entreprises norvégiennes ont déjà saisi l'opportunité de s'allier avec des sociétés toulousaines. Norsk Hydro, groupe norvégien spécialisé dans la production de produits en aluminium, par exemple, a racheté Technal, entreprise basée à Toulouse et spécialisée dans les menuiseries en aluminium. Ou encore Norsk Titanium, entreprise norvégienne spécialisée dans la fabrication d'additifs métalliques, qui a signé un accord de coopération avec Airbus en 2010. Côté toulousain, des sous-traitants aéronautiques se tournent vers la Norvège pour se diversifier. Mais la démarche est encore rare même si les avantages à miser sur le marché norvégien sont nombreux, selon Ludovic Caubet.
Toulouse Métropole et la ville d'Oslo cherchent aussi à soutenir ces rapprochements. Elles ont signé un accord de partenariat, renouvelé cette année, qui a pour but de générer des coopérations dans des domaines de la recherche, la technologie et les process industriels voire des accords commerciaux.
Le pays se voit déjà s'associer avec la Ville rose et sa région pour de multiples projets. Comme le parc éolien offshore dans la Méditerranée ou encore pour accompagner l'innovation dans le port connecté de Sète. Le premier porte-conteneurs autonome étant en fabrication en Norvège. Le pays nordique voit aussi dans l'industrie aéronautique toulousaine une réponse à ses problématiques de transition énergétique.
Si la Norvège se rapproche de Toulouse depuis quelques décennies, le pays nordique et la France ont des relations anciennes sur le plan industriel. La Chambre de commerce franco-norvégienne a fêté les 100 ans de sa création cette année. Entre les deux pays les relations sont surtout étroites dans le secteur énergétique. La France achète 40% de son gaz à la Norvège et est l'un des premiers acheteurs de saumon norvégien. Les exportations françaises vers la Norvège ont augmenté de 17,2% en 2018, grâce notamment à des livraisons d'avions fabriqués par Airbus. Et, la France pourrait prochainement intensifier ses sorties de marchandises vers la Norvège.
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Côté entreprises, la France est nettement plus implantée en Norvège. 200 sociétés françaises y sont recensées. Celles-ci sont implantées dans l'économie pétrolière (Total et Engie), dans le commerce de machines et équipements ainsi que de bois et matériaux de construction. Seulement une centaine d'entreprises norvégiennes sont présentes en France.
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La Norvège a souscrit à l'Accord de Paris, premier accord universel sur le climat et le réchauffement climatique, en 2016. La France, elle, a sollicité la mobilisation des crédits du Fonds souverain norvégien pour le financement des objectifs de cet accord.
Héloïse Thepaut