L'Aerospace Valley prêt à aller chercher davantage de fonds européens
Bryan Faham

yann barbaux
Rémi Benoit
Bryan Faham

yann barbaux
Rémi Benoit
La transition vers une nouvelle ère, plus européenne, est en préparation pour le pôle de compétitivité Aerospace Valley. Son président, Yann Barbaux, arrivé il y a un an, en a présenté les contours lors d'une assemblée générale mardi 25 septembre au centre des congrès Diagora de Labège.
Près de 14 ans après leur création, le gouvernement a demandé aux pôles de compétitivité d'entrer dans une quatrième phase (2019-2022), durant laquelle ils devront être capables de porter une ambition européenne, plutôt que locale voire régionale. Cette nouvelle phase, surnommée Ère IV, doit entrer en vigueur au 1er janvier 2019.
L'Aerospace Valley, qui doit remettre sa candidature pour l'Ère IV au gouvernement d'ici le 19 octobre, peut se vanter d'un bilan positif : 854 membres, dont 547 PME. Un nombre d'adhérents en hausse de 23% sur un an, puisque 97 adhérents ont rejoint la communauté sur cette période. Enfin, le FUI (Fonds unique interministériel) a financé des projets à hauteur de 108 millions d'euros.
Plutôt dans la journée, le président d'Aerospace Valley a précisé que "le gouvernement a fait le constat que le retour de financements européens pour les entreprises françaises n'est pas à la hauteur de ses attentes. Il incite donc l'ensemble des pôles à être plus actif pour aller les chercher. À ce niveau, notre pôle fait partie des bons élèves. Nous avons une structure dédiée pour identifier les opportunités, mais c'est quelque chose qu'on va renforcer en visant ce qui est dans notre domaine, les appels spécifiques aux petites entreprises, et les actions de coopérations au niveau universitaire".
Dans leur quête de coordination, les pôles de compétitivité ont par ailleurs renoncé a crée une "super structure au-dessus des pôles". Yann Barbaux justifie que "ça aurait coûté cher et on n'est pas dans une phase où il y a plus de financement. Au contraire. Et puis ça n'aurait pas de sens de créer une super structure alors qu'il y a des outils qui existent pour coordonner les activités dans ce domaine".
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Afin de faire face à une autonomie plus importante en lien avec le désengagement financier de l'État, le pôle de compétitivité dédié au spatial et à l'aéronautique va devoir miser sur des filières d'avenir. Une étape qui passe forcément par de la formation. L'Aerospace Valley vient donc de signer une convention avec le Campus des métiers pour des coopérations en faveur de la formation.
Le président de l'Aerospace Valley a également annoncé la création d'une nouvelle filière consacrée aux drones au sein de son organisation :
Preuve de ce fort dynamisme au sein de la filière, Delair vient d'annoncer une levée de fonds record auprès d'Intel pour développer l'analyse des données récoltées par ses drones.
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