La réouverture des restaurants ne bénéficie pas qu'aux caisses de ces derniers. Cette reprise d'activité partielle permet de relancer toute une filière et en particulier les grossistes. Reportage au Min de Toulouse, en pleine effervescence ces dernières heures, mais où les stigmates de la Covid-19 sont encore présents.
Une renaissance. La plupart des matières premières qui ont constitué les plats servis ce mercredi 19 mai à Toulouse pour la réouverture des restaurants proviennent de Fondeyre. Dans cette zone industrielle située en périphérie, "le ventre de Toulouse" est sur le pied de guerre. Pour la reprise d'activité de ces établissements, pour laquelle la mairie de la quatrième ville de France a délivré près de 550 autorisations d'extension exceptionnelle de terrasse, le Marché d'intérêt national (Min) retrouve son effervescence d'antan.
Pour s'en rendre compte, il suffit d'aller au coeur de la mêlée. Le long du bâtiment consacré aux primeurs, les départs de camion se succèdent et les caissettes en bois remplis de fruits et légumes se comptent par milliers sur les quais. Les multiples passages des caristes avec leurs gerbeurs motorisés, qui se prennent pour Sébastien Loeb dans les virages, véhiculent les odeurs de ces denrées alimentaires qui seront consommées dans les heures à venir par les Toulousains.
Photo d'illustration (Crédits : Rémi Benoit)
Dès quatre heures du matin, les premiers camions de livraison ont quitté le Min de Toulouse en direction des restaurants (Crédits : Rémi Benoit).
"C'est le rush ce matin ! Les restaurateurs veulent être livrés le plus tôt possible en produits fragiles types salades et fruits de saison pour finaliser leur mise en place", raconte fièrement Martine Ferrage, grossiste à service complet (autrement qui gère également la livraison) et présidente de l'association des grossistes du Min de Toulouse, sous les yeux de l'un de ses livreurs qui part alimenter en produits frais une vingtaine de restaurants de l'hypercentre toulousain.