U-Space planche sur un nanosatellite en orbite basse pour surveiller l'espace

Florine Galéron
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U-Space / Prodigima - Frederic Maligne

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U-Space / Prodigima - Frederic Maligne
Jamais le marché des constellations de satellites n'avait autant aiguisé les appétits. À Toulouse, capitale historique du spatial européen, certains se lancent sur ce segment dès leur sortie d'études. C'est ce qui est arrivé à Fabien Apper. Diplômé de l'Isae-Supaero, il est encore étudiant lorsqu'il commence à travailler sur l'ingénierie d'Eyesat, un nanosatellite de démonstration développé par le Cnes. L'ingénieur fait la rencontre d'Antoine Ressouche (passé par l'Enac) et de Nicolas Humeau (ancien de l'école des Mines).
Ensemble, ils fondent en 2018 la startup U-Space avec l'ambition de devenir un maître d'oeuvre de nanosatellites à prix cassés.
Fin 2019, la jeune société, qui est une spin-off de l'Isae-Supaéro, remporte son premier contrat avec la conception et la fabrication du satellite Ness pour le Cnes. Ce projet de démonstrateur 3U est destiné à assurer une surveillance planétaire du spectre radiofréquence et d'analyser les sources de brouillage. "Il s'agit pour nous d'un projet conséquent qui s'étale sur 18 mois. Nous sommes actuellement entrés dans les travaux d'assemblage du modèle de vol que nous prévoyons de livrer à la fin de l'année pour un lancement prévu au deuxième semestre 2022", précise le dirigeant.
Début 2021, la jeune société remporte un deuxième contrat de production pour le compte de l'Onera, le centre français de recherche aérospatiale, pour qui elle va concevoir et fabriquer Crème, un nanosatellite 3U pour une mission scientifique de surveillance des ceintures de radiation. Sa mise en orbite est escomptée fin 2023 ou début 2024.
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Mais au-delà de cette offre de construction pure, U-Space a également déjà décroché une dizaine de contrats pour mener des études préalables pour des acteurs du secteur privé et public (ministère des Armées). La société étudie notamment la pertinence d'un nanosatellite en orbite basse pour surveiller l'espace, à la demande du Commandement de l'espace. Installé depuis 2019 à Toulouse, le Commandement de l'espace a pour mission de protéger les satellites les plus précieux de la France de manoeuvres inamicales de puissances étrangères ou de risques de collisions avec des débris spatiaux.
Florine Galéron