Jusqu'à présent, cette société toulousaine était réputée pour être "le pompier" des réseaux de télécommunications. À partir de sa création en 2004, "Alsatis est un acteur de l'aménagement numérique né sur le constat de la fracture numérique", raconte son directeur général, Antoine Roussel.
Concrètement, et principalement via des marchés publics, l'entreprise qui compte aujourd'hui une soixante de salariés allait installer le haut débit dans les territoires ruraux et reculés, là où les grands opérateurs n'allaient pas. Seulement, les multiples textes législatifs semblent changer la donne, à l'image des plans de déploiements de la fibre optique à la charge des conseils départementaux, comme en Haute-Garonne.
Par conséquent, aujourd'hui, sa société doit opérer un pivotage naturel de ses activités. Une mutation forcée qui pourrait d'ailleurs lui donner une nouvelle dimension. Alors qu'Alsatis réalise aujourd'hui un chiffre d'affaires annuel de 15 millions d'euros, son directeur général s'est fixé l'objectif des 150 millions dans cinq ans. Insensé, même avec l'aide d'opérations de croissance externe ?