Basée à Castres, la PME Sirea vient d'être retenue par France Relance pour développer un convertisseur de puissance innovant et 100% Made in France. Par ailleurs, la société qui a réalisé plusieurs investissements pendant la crise sanitaire va aussi diversifier ses activités vers l'agriculture connectée et la production de conditionnements spécifiques en tôle.Au cours de l'été, elle a rejoint le club des très nombreuses entreprises lauréates et bénéficiaires des fonds France Relance. La société castraise Sirea a ainsi reçu la somme de près de 700.000 euros pour un projet industriel qui en vaut quasiment le double. Un investissement qui doit permettre de concevoir un convertisseur d'énergie dédié aux énergies renouvelables, permettant ainsi de conditionner l'énergie électrique, la convertir et la stocker avant un usage ultérieur.
"L'idée est de faire un convertisseur de puissance pour en faire de l'énergie électrique. En France, nous n'avons quasiment pas d'industriels en France sur le sujet et ceux qui nous achetons aujourd'hui, nous sommes obligés de les adapter à nos cas d'usage. En France, la filière de l'électronique de puissance n'a pas d'acteur, ou seulement quelques gros qui ne produisent pas forcément dans le pays", pointe du doigt le dirigeant fondateur Bruno Bouteille.
Avec ce projet, le dirigeant de Sirea souhaite "recréer en France un consortium de compétences autour de ce projet avec des entreprises hyper spécialisées". Ainsi, trois autres PME et un centre de recherches seront associés à la conception de ce produit. Un premier prototype doit être terminé d'ici fin 2022, avant une production industrielle espérée pour fin 2023.
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Une fois au point, ce convertisseur de puissance s'attaquera au marché de l'efficience énergétique. Concrètement, il pourra servir à la gestion des réseaux électriques intelligents comme la gestion des bornes de recharge pour véhicule électrique, à l'alimentation électrique de sites isolés ou bien encore à des fins agricoles. "Plutôt que d'importer des fraises qui viennent d'Argentine au mois de décembre, on pourrait convertir les énergies renouvelables en énergie pour les exploitations et en produire en France tout en diminuant l'impact environnemental de ces récoltes", poursuit le dirigeant.