"Nous avons déjà levé près de 310 millions d'euros depuis notre création en 2008", révèle en exclusivité à La Tribune Mathilde Iclanzan, la nouvelle directrice générale de WiSEED, alors qu'elle en était jusqu'alors sa directrice générale adjointe. En une douzaine d'années, cette plateforme toulousaine de financement participatif (ou de crowdfunding) a été l'une des pionnières en France en la matière et est aujourd'hui l'une des leaders du marché hexagonal.
"C'est un cap important qui nous positionne dans le top trois des plateformes françaises. Surtout, c'est une performance atteinte uniquement avec des investisseurs particuliers qui investissent des tickets de 100 à 1.000 euros. De plus, le taux de défiscalisation en France est de seulement 25% en France, pour des investissements en actions, quand il est de 50% en Angleterre par exemple", souligne la dirigeante.
Plusieurs raisons justifient l'élan autour de ce mode de financement aujourd'hui. Au-delà de l'aspect digital du processus, le crowdfunding - qui se positionne comme "un complément des banques", selon Mathilde Iclanzan - est tout d'abord bien plus rémunérateur que les produits offertes par celles-ci (Livret A, compte épargne, etc). Le co-fondateur et président du conseil d'administration de WiSEED, Nicolas Sérès, avait indiqué par le passé que "sa" plateforme affichait un taux de rendement moyen annuel net de 9,2%.