Aéronautique : les causes du crash de l'avion d'Aura Aero dévoilées

Florine Galéron
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L'avion de voltige Intégral R s'est crashé le 12 avril 2022 causant la mort des deux pilotes à son bord.
Aura Aero

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L'avion de voltige Intégral R s'est crashé le 12 avril 2022 causant la mort des deux pilotes à son bord.
Aura Aero
L'accident avait marqué les esprits. Le 12 avril 2022, l'Intégral R, l'avion de voltige biplace conçu par Aura Aero et en cours de certification, effectue son 146e vol d'essais à proximité de l'aérodrome de Saint-Girons Antichan dans l'Ariège d'où il est surveillé visuellement par un ingénieur d'essais au sol. L'appareil décolle vers 10h50. En rejoignant sa zone d'évolution située à moins de 5 km de son point de départ, il monte jusqu'à une hauteur d'environ 8 .000 pieds. Le pilote réalise une série de virages serrés. À l'issue de l'un de ces virages, l'avion pique brusquement vers le sol et s'écrase moins de vingt minutes après son décollage. Les pilotes sont décédés et l'avion est détruit.
Près d'un an après le crash, le Bureau d'enquête accident pour la sécurité de l'aéronautique d'État (BEA-É) vient de rendre son rapport d'enquête. Il révèle les circonstances et surtout les causes pouvant expliquer l'accident.
Lors du dernier virage, au bout de six secondes, alors qu'il franchit une altitude de 7.000 pieds en descente à 330 km/h, « la palette droite est arrachée et l'appareil subit probablement une entrée en flottement symétrique au niveau des ailerons ». « Ce phénomène entraîne la déformation du renvoi de gauchissement et le braquage de l'aileron droit vers le haut. L'avion part alors soudainement en roulis à droite. Sous l'effet du basculement du manche pilote à droite, le roulis s'accélère et l'aileron vient impacter ses charnières. Soumis à des efforts anormalement élevés en raison de la combinaison de ces phénomènes, le longeronnet se brise... L'aileron droit, momentanément relié à sa biellette de commande, se brise également. Devenu incontrôlable, l'appareil pique en auto-tonneau à droite », retrace le rapport.
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Avant de poursuivre : « Durant les 16 premières secondes de la chute, l'un des pilotes tente de maîtriser la trajectoire en réduisant les gaz et en contrant au manche et au palonnier. Mais la déformation du renvoi droit limite fortement le débattement latéral du manche à gauche. Alors que l'appareil franchit 1 .000 pieds sol en piqué à 420 km/h, un membre d'équipage déclenche tardivement le parachute. Son déploiement provoque la destruction de l'arrière de l'appareil et, sous l'effet des accélérations négatives excessives, l'éjection du copilote. Le reste de l'appareil s'écrase à la verticale 4 secondes plus tard à 130 km/h alors que sa vitesse était en forte diminution sous l'effet du parachute ».
Florine Galéron