Une valise de luxe high-tech fabriquée à Toulouse par la supply chain aéronautique

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Stéphane Trento, PDG de ST Composites et de ST Luxury.
Frédéric Scheiber

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Stéphane Trento, PDG de ST Composites et de ST Luxury.
Frédéric Scheiber
« J'ai dû m'accrocher à la valise pour qu'on ne parte pas avec. Lors du dernier salon Ebace de Genève, des Dubaïotes qui ont déjà fait 50 fois le tour du monde m'ont dit : 'Je n'ai jamais vu cela ailleurs, peu importe son prix, je veux cette valise' », se remémore Stéphane Trento.
À la tête, depuis plus de 20 ans, de la société ST Composites, le dirigeant se réjouit de voir se concrétiser un pari un peu fou lancé durant la crise sanitaire : engager une diversification vers la maroquinerie de luxe pour être moins dépendant de l'aéronautique. « Notre chiffre d'affaires, qui était avant la crise de 3,5 millions d'euros, a quasiment chuté de 50%. J'ai tout de suite perçu que cette crise de l'aéronautique allait être profonde et durable. D'où l'idée de mettre en place des segments de diversification », explique le dirigeant.
Stéphane Trento, est à la tête de ST Composites depuis une vingtaine d'années (Crédits : Frédéric Scheiber).
Avant de préciser : « La diversification, c'est compliqué dans l'aéronautique car le niveau de qualité exigé requiert un outil industriel extraordinaire, mais très coûteux. Or, il ne faut pas perdre de vue la compétitivité. Vous n'allez pas vous mettre à fabriquer des pédalos six fois plus cher sous prétexte qu'ils sont de qualité aéronautique. »
À lire également
Raison pour laquelle Stéphane Trento a fait le choix de se positionner sur le segment du luxe, « où le coût n'est pas forcément le premier vecteur de choix du consommateur, mais sur lequel, par contre, il y avait une fenêtre de tir pour l'arrivée de la technologie et du savoir faire de l'aéronautique au service d'un objet ».
Florine Galéron