« Il fait 42 degrés à l'ombre à Toulouse (47 degrés en prenant en compte la sensation d'humidité), le gouvernement diffuse des messages pour demander d'arrêter toute activité physique et dans le même temps il y a des livreurs qui vont faire entre 50 et 100 kilomètres de vélo par jour », dénonce Yohann Taillandier, secrétaire du Syndicat CGT des livreurs ubérisés toulousains. Le collectif monte au créneau pour demander officiellement aux plateformes de livraison de suspendre les commandes durant cet épisode de vigilance rouge canicule.
« Ce n'est pas une question de confort, c'est tout simplement une question de vie ou de mort. Faire 7h à 8h de vélo par 40 degrés, c'est insupportable. D'autant, qu'avec cette chaleur extrême, le cerveau est au ralenti, il y a plus de risque de prendre de mauvaises décisions, de louper un feu rouge. Tout ça pour une course payée 3,50 euros », déplore-t-il. Le collectif demande par ailleurs que cette suspension d'activité soit indemnisée par les plateformes.
Du côté des plateformes, on indique par exemple chez UberEats que « les livreurs qui utilisent l'application UberEats pour effectuer des livraisons sont des indépendants » : « Ils choisissent d'utiliser notre application pour l'indépendance et la liberté de s'y connecter si, quand et où ils le souhaitent. Dans le cadre des fortes chaleurs et particulièrement cette semaine, nous recommandons aux livreurs qui décident de se connecter à l'application pour effectuer des livraisons de rester bien hydratés et de faire des pauses régulièrement. Nous avons également encouragé tous les restaurants dans les zones concernées à proposer des verres d'eau aux livreurs qui viennent chercher les commandes. »