Le rythme s'accélère à Toulouse pour Loft Orbital. L'une des figures de proue du NewSpace dans la Ville rose entre dans les phases finales de développement de ses deux premières constellations de satellites.
Fondée en 2017 à San Francisco par Antoine de Chassy, Pierre-Damien Vaujour et Alex Greenberg, Loft Orbital a implanté deux ans plus tard une équipe française à Toulouse. À la différence des acteurs traditionnels de la filière spatiale, Loft Orbital n'est pas un fabricant de satellites qui programme le lancement d'une charge utile pour un client. La jeune pousse achète des plateformes satellitaires et se charge ensuite des technologies logicielles qui permettent l'interface entre les charges utiles des clients (caméras, capteurs) et la plateforme. Une fois le satellite lancé, les clients de Loft Orbital peuvent prendre le contrôle de leur charge utile et accéder à leurs données.
Depuis sa création, la startup a déjà lancé trois premiers satellites (deux en octobre 2021 et le troisième en janvier 2023) de services partagés entre une demi-douzaine de clients par satellite qui se répartissent les coûts de la mission. Depuis le début de l'année, les cadences s'accélèrent pour la startup, avec un satellite envoyé au mois de mars, un autre prévu en juillet. Surtout, entre le mois d'octobre et début 2025, Loft Orbital doit envoyer en orbite les dix satellites de la constellation d'observation de la Terre commandée par le Canadien EarthDaily. Et l'année prochaine, la société devra aussi livrer les dix satellites d'une constellation à destination du département de la Défense américaine.