« Supprimer des emplois, c'est non », indique une pancarte affichée à l'entrée du site de Thales Alenia Space à Toulouse. A l'appel de la CGT, un petit groupe de salariés se sont rassemblés, ce vendredi 28 juin, devant le plus grand site industriel du géant du spatial européen pour dénoncer la vaste réorganisation à venir au sein du groupe.
Le 5 mars dernier, Thales annonçait supprimer 1.300 postes au sein de sa branche spatiale Thales Alenia Space (TAS), dont 1.000 en France avec un redéploiement des effectifs via des mobilités internes sur d'autres sites du groupe ou en restant par exemple à Toulouse mais pour réaliser de l'ingénierie à destination d'activités non-spatiales. L'impact est massif étant donné que TAS emploie sur ses deux principaux sites français 2.700 personnes à Toulouse et 1.800 à Cannes.
Le constructeur de satellites est notamment impacté par la forte baisse de la demande sur le marché des satellites télécoms : « Nous sommes passés d'une vingtaine de satellites géostationnaires commandés dans le monde chaque année sur le marché ouvert, à seulement dix sur les deux dernières années », relève le groupe.