Construit à proximité de l'épicentre de l'explosion de l'usine AZF, l'Oncopole de Toulouse s'est imposé en dix ans comme un établissement de référence pour la prise en charge du cancer. Chaque année, 3.500 patients y viennent pour suivre une radiothérapie. Mais dans cette organisation bien rodée, il suffit d'une panne d'un sous-ensemble d'une machine pour perturber temporairement la prise en charge des patients.
Outre la gestion des patients et la désorganisation du service, ces pannes de machines mobilisent les fabricants des équipements médicaux. « En tant qu'industriel, nous devons diagnostiquer la pièce ou le sous-système qui a provoqué la défaillance puis dépêcher des experts techniques et des ingénieurs qui remettent en condition opérationnelle l'équipement. Outre le coût humain d'un report de traitement, ce type de pannes représente également pour les établissements de santé un impact financier important car une telle intervention d'urgence est extrêmement coûteuse », décrit Philippe Degrèze, vice-président marketing d'Accuray, fabricant californien qui figure dans le top 3 en matière d'équipements de radiothérapie.