Le toulousain OpenAirlines lève 45 millions d'euros pour réduire l'empreinte carbone des avions

Florine Galéron
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Alexandre Feray, fondateur d'OpenAirlines.
Rémi Benoit

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Alexandre Feray, fondateur d'OpenAirlines.
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Nouveau cap pour OpenAirlines. Cette PME toulousaine fait figure de pionnière de l'éco-pilotage appliqué aux avions en ayant lancé y a plus de dix ans un logiciel qui permet d'économiser jusqu'à 5% de kérosène en identifiant les causes de pertes de carburant : atterrissage trop brutal, détour au cours du trajet...
La solution équipe déjà 4.000 avions de 70 compagnies aériennes dont Air France, Easyjet, flydubai, Norwegian, Cebu Pacific, Atlas Air... Des chiffres prometteurs qui lui permettent de revendiquer la place de leader mondial des solutions logicielles dédiées à l'éco-pilotage aérien, devant les solutions concurrentes de General Electric, Honeywell ou Boeing.
Après avoir mené de premiers tours de financement réduits (un million en 2015 et 500.000 euros en 2018), l'entreprise vient d'annoncer une levée de fonds de près de 45 millions d'euros auprès d'Eiffel Investment Group et de Mirova. « Nous avons dépassé les 10 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année. Nous avions besoin de fonds plus conséquents pour accompagner une phase de croissance importante et atteindre 30 et 50 millions d'euros de revenus annuels », indique Alexandre Feray, fondateur d'OpenAirlines qui devient minoritaire dans le capital.
Pour tripler de taille, la société envisage des opérations de croissance externe. « Certains acteurs sont spécialisés dans l'optimisation de la descente de l'avion ou de la phase de croisière. Le but est de proposer aux compagnies aériennes l'essentiel des solutions nécessaires pour réduire leur empreinte environnementale à partir d'un seul fournisseur, », ajoute-t-il.
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OpenAirlines emploie aujourd'hui 95 salariés dont 80 à Toulouse et le restant dans ses antennes de Hong Kong, Miami et Montréal. L'entreprise prévoit 25 embauches d'ici un an et une présence accrue aux États-Unis et en Asie. Par rapport à la concurrence internationale, le Toulousain estime avoir l'avantage d'être indépendant des grands constructeurs aéronautiques. La société fera également entrer à son capital d'ici la fin de l'année la caisse de retraite du personnel navigant (CRPN). « C'est le signe de la confiance accordée par tous les acteurs de la profession à notre technologie », fait remarquer Alexandre Feray.
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