Les stations de ski des Pyrénées font face au défi climatique

Florine Galéron
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Photo d'illustration
©Altiservice-SaintLary

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Dans les Pyrénées, le réchauffement climatique est déjà une réalité pour les stations de ski. « En janvier dernier, nous avons enregistré +20°C à 1.500 mètres d'altitude ! Nous n'avions jamais connu des températures aussi douces en altitude. Aussi, nous avons démontré notre capacité à maintenir la station ouverte dans des conditions parfois extrêmes », estime Akim Boufaïd, directeur de Saint-Lary, le plus grand domaine skiable de la région.
Avec plus de 100 km de pistes, le domaine skiable a plus que sauvé les meubles en enregistrant 14 millions d'euros de chiffre d'affaires et 420.000 journées ski et piéton, soit seulement une baisse de 8% de ses revenus. Un résultat possible grâce à une maîtrise quasi scientifique de la gestion du manteau neigeux tout au long de la station. « Nous disposons d'un parc de 400 enneigeurs que nous renouvelons régulièrement, ce qui nous permet de produire de la neige même à des températures proches de zéro, voire jusqu'à trois degrés positifs », ajoute le dirigeant.
Du côté de Peyragudes, outre le recours aux données satellitaires pour mesurer de manière très fine la hauteur de la neige sur le domaine, la station est la première des Pyrénées à expérimenter depuis cette année l'outil Tipsnow. Lancé par Météo-France, ce dernier détermine la hauteur de neige nécessaire pour que le domaine reste skiable en s'appuyant sur les conditions météorologiques les moins favorables depuis 30 ans. « Cela nous permet d'anticiper l'enneigement sur la station à un mois voire à trois mois et de ne pas surproduire de la neige de culture », indique Laurent Garcia, directeur de la station.
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Les stations utilisent aussi massivement l'outil Climsnow qui leur livre une projection du nombre de jours d'ouverture de leur station en fonction du niveau d'altitude. Ce qui leur permet d'ores et déjà de réaménager le domaine. A Gourette, 34 millions d'euros ont été investis depuis quatre ans notamment pour remonter une télécabine à 1.600 mètres au lieu de 1.300 mètres auparavant.
Florine Galéron