CLS rachète Quiet Oceans pour réduire la pollution sonore en mer

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

CLS rachète le Brestois Quiet Oceans.
Reuters

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

CLS rachète le Brestois Quiet Oceans.
Reuters
C'est un impact méconnu des activités humaines en pleine mer. « Une plateforme de forage offshore émet l'équivalent du bruit d'un marteau piqueur sur votre fenêtre. Lors de l'installation de fermes éoliennes en mer, des marteaux hydrauliques très bruyants sont utilisés pour enfoncer les pieux de la plateforme. Si des mammifères marins passent à proximité, cela peut créer a minima des acouphènes, voire leur faire perdre l'ouïe. Or sans ce sens, les animaux sous-marins ne peuvent plus chasser et risquent de mourir », pointe Christophe Vassal, président de CLS.
CLS, filiale toulousaine du CNES, spécialiste des services satellitaires pour le suivi de la pêche et des animaux, a annoncé ce lundi l'acquisition du Brestois Quiet Oceans. Cette PME (25 salariés, chiffre d'affaires de 5 millions d'euros) déploie des capteurs passifs reliés à des bouées à la surface de l'eau pour écouter les bruits sous-marins. Le montant de l'acquisition n'a pas été dévoilé.
La donnée récupérée permet d'éditer une modélisation de la pollution sonore pour déclencher ou non des chantiers offshore. Quiet Ocean travaille notamment avec des opérateurs comme EDF, RTE, Bouygues, Vinci...
Au-delà de la protection des mammifères, l'outil permet aux porteurs de projet de générer d'importantes économies sur les travaux.
À lire également
Un enjeu d'autant plus essentiel que la pollution sonore est encadrée par le législateur. « Nous observons une forte demande de mesure acoustique sous l'eau au Brésil. Le pays a d'importants projets offshore près des côtes, là où transitent les baleines et les cachalots, pour relier l'Atlantique et l'Antarctique. Le Brésil impose à tous les opérateurs offshore de prendre des précautions environnementales avant de commencer à forer. Nous déployons de petits robots sous-marins équipés de capteurs acoustiques pour faire des mesures », précise le président de CLS.
Florine Galéron