Spatial : CLS rachète Meteodyn pour renforcer ses services sur l'éolien

Florine Galéron
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"Le CNES a créé à l'origine CLS pour s'occuper des services satellitaires pour les océans et il a fondé Spot image qui s'est vu confier les terres émergées. Pendant des années, CLS ne s'est pas occupé de terrestre", se souvient Christophe Vassal, président de la société Collecte Localisation Satellites lancée en 1986 à Toulouse.
Cette distinction historique n'est plus d'actualité. CLS le prouve à nouveau en annonçant ce mercredi 20 octobre l'acquisition de la société nantaise Meteodyn (55 salariés) pour étoffer son offre de services pour l'éolien à la fois en mer et sur terre.
Meteodyn fournit depuis plus de dix ans des données de vent très précises pour identifier les meilleurs sites d'installation d'éoliennes sur terre. De son côté, CLS disposait déjà d'outils de mesure sur le vent pour l'éolien offshore mais l'implantation d'éoliennes sur des terrains très escarpés demande une précision et une expertise spécifiques. "Si l'on avait pris le temps de développer un produit similaire en interne, cela aurait pris trois ou quatre ans au risque que le marché soit alors saturé. Dans ce cas de figure, il vaut mieux procéder par acquisition", poursuit le dirigeant.
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CLS a engagé depuis plusieurs années une stratégie de croissance externe avec par exemple le rachat en 2017 de l'entreprise lilloise Sirs, spécialisée dans les cartographies de réseaux hydrographiques pour renforcer le suivi des grands fleuves ou des lacs. En début d'année, elle a mis la main sur deux sociétés (Lwandle et MSI), basées respectivement en Afrique du Sud et en Australie (Tasmanie), pour étoffer sa présence à l'étranger. Désormais CLS emploie 900 salariés, au siège à Toulouse et sur ses 34 autres sites dans le monde.
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