ATR engrange un boom de commandes mais reste freiné par les tensions sur la supply chain

Florine Galéron
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Nathalie Tarnaud Laude, PDG d'ATR.
Rémi Benoit

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Nathalie Tarnaud Laude, PDG d'ATR.
Rémi Benoit
« 2024 a été une très bonne année sur le plan commercial pour ATR », a salué Nathalie Tarnaud Laude, la PDG d'ATR ce mercredi lors de la présentation des résultats annuels du groupe.
Basé à Toulouse, l'avionneur franco-italien a enregistré 56 commandes en 2024, soit une hausse de 40 % sur un an (40 commandes en 2023), « illustrant la forte demande du marché pour les appareils ATR ». Dans le détail, le constructeur a engrangé 51 commandes pour des ATR 72 et 5 pour ATR 42, portant son carnet de commandes à plus de 150 appareils. L'année dernière a été marquée par une forte demande de la part des compagnies asiatiques (Cambodia Angkor Air, Mandarin Airlines) mais également par un intérêt nouveau de la part d'opérateurs canadiens comme Rise Air ou encore des loueurs d'avion (Abelo).
ATR affiche un chiffre d'affaires stable sur un an à 1,2 milliard de dollars. Ce qui reste encore loin de son niveau d'avant-Covid avec 68 avions livrés en 2019 (1,6 milliard de dollars de chiffre d'affaires) et même un pic à 78 aéronefs en 2017 (1,8 milliard). En revanche, le constructeur a établi un nouveau record sur son activité de support et des services client qui a augmenté de 15 % pour atteindre 480 millions de dollars.
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Le nombre de livraisons, lui, stagne avec 35 avions livrés, plus un appareil prêt à être livré (36 avions livrés en 2023). Comme l'ensemble des grands donneurs d'ordre aéronautiques, ATR est impacté par les difficultés de supply chain à suivre la montée en cadence depuis la sortie du Covid. Ces perturbations devraient encore freiner la croissance du groupe en 2025.
Florine Galéron