A Toulouse, des avions convertis en bombardiers d'eau face aux méga feux

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aerotec & Concept convertit depuis Toulouse un ATR 72 en bombardier d'eau.
Aerotec

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aerotec & Concept convertit depuis Toulouse un ATR 72 en bombardier d'eau.
Aerotec
L'été 2022 est resté dans les mémoires pour un triste record : en France, près de 66 000 hectares ont été ravagés par des incendies (dont la moitié en Gironde), soit sept fois plus que la moyenne des quinze dernières années et du jamais vu dans l'histoire selon le système européen d'information sur les feux de forêt. Ces feux risquent de se multiplier avec l'aggravation du réchauffement climatique. Mais dans le même temps, la production des plus emblématiques bombardiers, les Canadair, a cessé en 2015.
D'où l'urgence de faire émerger des alternatives pour le renouvellement des flottes. Alors qu'à Bordeaux, la start-up Hynaero développe un nouvel avion, le Fregate-F100, la société toulousaine Aerotec & Concept a fait le choix du rétrofit. Cette filiale d'Expleo présentera la semaine prochaine lors du salon du Bourget deux programmes de conversion d'avions civils en bombardiers d'eau, un ATR-72 et un A319, appelés à voler dans deux ans.
« Aujourd'hui, il existe une grande pénurie de Canadair au niveau mondial. Certains ne peuvent plus voler car certaines pièces ne sont plus fabriquées. Plutôt que de recréer un nouvel avion, nous avons fait le choix de nous baser sur un aéronef existant de manière à être prêts plus rapidement », explique Pierre Da Costa, responsable de la division Airtanker au sein d'Aerotec & Concept.
À lire également
Lancé en juillet 2024, le programme de conversion d'un ATR 72 vient de passer le jalon de conception initiale. La société, qui emploie une centaine de salariés à Toulouse, va désormais s'attaquer à des études plus détaillées et la fabrication des kits de modification de l'avion. Un nouveau hangar sera spécialement construit pour l'occasion. Il sera opérationnel mi-2026 de manière à accueillir l'ATR et commencer sa conversion.
Florine Galéron