Irrifrance va pouvoir redémarrer
Anthony Rey
Anthony Rey
Spécialiste du matériel d'irrigation, Irrifrance, basée à Paulhan (34), peut enfin respirer : l'agrément que la Coface refusait d'octroyer depuis de nombreux mois à la société héraultaise lui a été finalement accordé, le 5 novembre, sur intervention de Manuel Valls.
Le conflit opposant Irrifrance à l'organisme, qui gère une gamme de garanties publiques visant à soutenir les PME françaises à l'export, s'était envenimé ces derniers jours avec une grève de la faim de son président, Jean-Pierre Boutonnier-Bousquet. Ce dernier affirmait qu'en cas de blocage prolongé, un dépôt de bilan s'imposerait, menaçant les 120 emplois de la société.
L'actionnaire principal, le libano-syrien Osmane Aïdi, avait lui-même menacé de se retirer. En amont du dossier, il était reproché à ce dernier des liens trop étroits avec la famille de Bachar el-Assad, le chef d'État syrien.
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Les principaux marchés d'Irrifrance se situent au Moyen-Orient, au Maroc, au Chili et en Ukraine. Irrifrance a réalisé un chiffre d'affaires de 23 M€ en 2013 (contre 55 M€ prévus sur 2014 deux ans auparavant). La société était déjà sortie d'un plan de continuation de l'activité en 2012.
Anthony Rey
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