Nîmes Métropole : Saur contre-attaque après l’annonce d’une préférence pour Veolia Eau

Le siège de la Saur à Nîmes
Thomas Tedesco

Le siège de la Saur à Nîmes
Thomas Tedesco
Tant que le vote n'est pas passé, rien n'est perdu pour la Saur qui jette toutes ses forces dans la bataille pour conserver l'assainissement et la distribution des eaux de l'Agglomération de Nîmes.
Voilà une semaine, le président de Nîmes Métropole, Yvan Lachaud (Les Centristes), annonce que Veolia Eau est arrivée en tête de l'appel d'offre pour une délégation de service public courant de 2020 à 2028 (chiffre d'affaires estimé : 185 M€). Un séisme pour Saur qui gère les eaux de Nîmes depuis 1969.
Pour l'entreprise, il s'agit de son plus ancien contrat mais aussi du plus important (2 % de son CA). En outre, Saur a investi ici 600 000 € dans la constitution d'une "water academy" pour former ses professionnels. Elle dispose également d'environ 3 000 m2 de bureaux dans la Rome française pour ce qui constitue son siège pour le grand Sud-Est.
Ainsi, outre la centaine de techniciens qui seront repris par le futur délégataire, quel qu'il soit, 248 emplois pourraient bien quitter Nîmes, comme l'explique Louis-Roch Burgard, président exécutif de Saur, dans une lettre adressée à Yvan Lachaud, que s'est procurée La Tribune.
Comme l'avait indiqué Nîmes Métropole lors de sa conférence de presse lundi 7 janvier, Veolia Eau n'était pas le mieux disant des candidats en termes de prix. Pour autant, ce n'est pas sur ce point qu'insiste la Saur, largement critiquée sur ce point par le passé.
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Dans le cadre de la création d'une usine de méthanisation comprise dans le contrat de DSP, elle aurait proposé, selon nos informations, un projet moins cher de 5 M€ avec une promesse de recettes, pour la collectivité, d'1,1 M€ supplémentaire à l'offre proposée par Veolia Eau.
En outre, alors que Nîmes Métropole mettait en avant que son favori a proposé d'installer quatre citoyens au conseil d'administration de la future société pilotant la DSP, Saur aurait proposé, selon le même schéma, la présence de six usagers issus de la société civile "en qualité d'ambassadeurs."
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