Orchestra-Prémaman : les offres de reprise de Pierre Mestre et du saoudien Al-Othaim à la barre
Cécile Chaigneau et Thomas Tedesco
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La procédure entre dans sa dernière ligne droite : le 4 juin prochain le tribunal de commerce de Montpellier statuera sur la reprise d'Orchestra-Prémaman, entreprise de prêt-à-porter pour enfants et de puériculture, dont le siège est à Saint-Aunès, près de Montpellier. Fondé en 1995 par Pierre Mestre, le groupe est toujours dirigé par le fondateur, qui est également actionnaire majoritaire.
En procédure de sauvegarde depuis le 24 septembre 2019, le groupe héraultais, coté en bourse, a été placé en redressement judiciaire fin avril. L'entreprise avait déclaré subir de plein fouet les conséquences financières de la crise sanitaire mondiale liée au virus Covid-19, une crise qui avait été précédée par celle des Gilets jaunes, les deux impactant significativement son activité. La cotation de ses actions a été suspendue le 30 mars dernier.
A la barre du tribunal, deux options de reprise se présentent : par le fondateur-dirigeant lui-même (rendue possible par un récent amendement autorisant la reprise d'une société en redressement judiciaire par son dirigeant) ou par le groupe saoudien Al-Othaim, déjà actionnaire d'Orchestra-Prémaman depuis 2016, à hauteur de 4,08 % aujourd'hui.
Pierre Mestre, qui n'a pas souhaité répondre aux sollicitations de La Tribune, présente une offre de reprise du groupe qu'il a fondé au travers de la société Neworch, qu'il faut comprendre comme "New Orchestra". L'entreprise dispose d'un capital de 1 M€ qui sera augmenté à 5 M€ « d'ici la signature des actes de cession ».
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A l'offre présentée au tribunal de commerce, que La Tribune a pu consulter, le dirigeant de Neworch affirme que « les principaux fournisseurs, les principaux franchisés, et les principaux cadres du groupe se sont associés (à 41 %, ndlr) aux fondateurs historiques, les familles Mestre (actionnaire de Neworch à 38 %, ndlr) et Gotlib (actionnaire à 19 %, ndlr), dans le cadre d'une structure ad hoc de reprise des actifs », en précisant avoir sécurisé « un peu plus de 5 M€ d'investissement tiers ».
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Cécile Chaigneau et Thomas Tedesco