Partout en France, du 30 septembre au 5 octobre, les notaires organisent la 1e édition de la Semaine de l'immobilier, l'occasion pour eux, réglementairement interdits de publicité à titre individuel, de communiquer sur leur profession auprès du grand public. C'est dans ce cadre que le Conseil régional des notaires de la Cour d'appel de Montpellier (départements de l'Hérault, l'Aude, l'Aveyron et les Pyrénées-Orientales) a présenté les statistiques immobilières de leur territoire.
Tous biens confondus, l'évolution annuelle du volume de ventes affiche une croissance de 2 %, avec une hausse de 5 % et 4 % pour les appartements anciens et maisons anciennes, une baisse de 10 % et 5 % pour les appartements neufs et les terrains à bâtir. Un « rattrapage de + 8 % » a été enregistré dans l'Aveyron, moins touché par la crise que le marché héraultais.
Sur le marché héraultais, c'est la baisse des volumes de ventes d'appartements neufs qui est la plus prégnante, - 16,4 %, confirmant les tendances observées par le bureau d'études montpelliérain Adéquation. Dans le même temps, les ventes ont augmenté de 6,4 % et 2,9 % pour les appartements et maisons dans l'ancien, et diminué de 1,8 % sur les terrains à bâtir.
Sur le marché de l'ancien, les prix sont en augmentation sur l'Occitanie de 3,2 % sur les appartements et de 2,9 % sur les maisons, contre 4,3 et 2,4 % dans toute la France. La hausse est la plus marquée sur l'Hérault (+ 2,6 %), et la moins forte sur l'Aveyron (+ 1,4 %).
Le prix au m2 médian des appartements anciens est de 2 260 € (+ 1,1 %) sur le territoire de la Cour d'appel de Montpellier, en dessous donc du prix médian en province (le reste de la France, hors Ile-de-France) qui se situe à 2 300 €. C'est l'Hérault, avec un prix au m2 de 2 590 € (revenu au niveau de 2009) qui fait grimper la moyenne (1 850 € dans l'Aude, 1 760 € dans les Pyrénées-Orientales, 1 280 € dans l'Aveyron).
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Montpellier se situe en 2nde position du Top 3 des préfectures : 2 680 €/m2 à Toulouse, 2 610 € à Montpellier, 2 330 € à Marseille. Et sur le littoral languedocien, les prix montent : 3 160 € en moyenne (jusqu'à 4 090 € à Palavas-les-Flots), à l'exception du marché sétois où les prix chutent légèrement, de 0,8 % (2 410 €/m2).
Sur le marché des maisons anciennes, les prix sont tirés vers le haut par la région de Montpellier : le prix de vente médian est de 175 000 € (+ 2,9 %) sur les 4 départements de la Cour d'appel (contre 161 800 € en province), de 216 800 € (+ 3,2 %) sur l'Hérault et de 296 500 € (+ 2,3 %) sur la métropole de Montpellier.
Selon la projection à partir des avant-contrats à fin octobre 2019, les prix devraient légèrement baisser (- 0,3 %) pour les appartements anciens, et augmenter (+ 1,6 %) pour les maisons anciennes.
Les appartements neufs affichent, eux, un prix médian au m2 de 3 670 € (- 1,1 %) sur le territoire de la Cour d'appel de Montpellier, contre 3 760 € en province.
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Enfin, sur les terrains à bâtir, la région affiche un prix de vente médian de 82 500 € (+ 3,2 %) - « en hausse permanente sans accros », affirme Arnaud Rasigade - contre 58 500 € en France. L'Hérault à lui seul a enregistré une hausse de 9 % du prix (à 109 000 €) du fait « d'un produit très recherché, spécialement depuis 2016 », et même 10,4 % en périphérie montpelliéraine (à 139 900 €) et les Pyrénées-Orientales une baisse de 4,7 % (à 76 400 €).
Les acquéreurs de moins de 40 ans représentent 33 % des acquéreurs (45 % en province), de 40 à 60 ans 42 % (38 % en province), et de 60 ans et plus 25 % (17 % en province).
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