La rengaine inquiétante qui raconte un marché de l’immobilier en crise en France ne vaut pas pour tous les segments de marché… Indéniablement, et en dépit du contexte général, le très haut de gamme ne connaît pas la tempête. A la faveur de la ré-installation de la franchise Coldwell Banker à Montpellier, La Tribune fait le point.Evidemment, ce n'est pas la Côte d'Azur. Néanmoins, un marché de l'immobilier de luxe existe bel et bien sur le Languedoc-Roussillon, qui fait volontiers valoir ses 200 kilomètres de littoral du Gard à la frontière espagnole, son arrière-pays préservé, ses villes au riche patrimoine historique, sa culture de la vigne et de l'olivier, ou ses montagnes pyrénéennes à la frontière catalane. Les biens dits « d'exception » y sont des villas contemporaines, des appartements haussmanniens, des hôtels particuliers, des appartements neufs avec roof-top, des châteaux dans l'arrière-pays, ou des mas viticoles. Les principaux opérateurs immobiliers sur ce segment de marché s'accordent à dire « qu'ici, on est sur du luxe moins bling-bling, avec des clients qui recherchent le calme et la discrétion »...
Et si la tempête souffle sur le secteur de l'immobilier en général, l'immobilier haut de gamme semble, quant à lui, épargné et paraît prospérer sous des cieux relativement sereins, porté par des investisseurs fortunés disposant de liquidités importantes.
« Un marché moins saturé »
Trois places en particulier se distinguent sur ce marché en Languedoc-Roussillon : Montpellier (Hérault), le littoral et Uzès (Gard). Quelque sept ou huit agences immobilières se partagent le gâteau. Aux historiques Montpelliérains comme Sotheby's International Realty, Barnes Occitanie et Poncet & Poncet (affilié Christies) vient s'ajouter un nouveau venu : la franchise Coldwell Banker, reprise par deux agents immobiliers montpelliérains Arnaud Blazy et Jérémy Hollingworth. La franchise, qui compte 54 agences en France, avait déjà fait une tentative d'implantation à Montpellier en 2017, qui s'était soldée par un échec.
« L'agent immobilier est sorti de la franchise car il avait du mal à monter une équipe et à se développer commercialement,croit savoir Arnaud Blazy aujourd'hui.Pour notre part, nous démarrons avec quatre personnes, et l'objectif est de monter à huit ou dix. Et nous avons choisi de nous installer à Port Marianne (quartier récent de Montpellier, mixte avec bureaux et logements, NDLR) et non dans l'Ecusson (cœur de ville de Montpellier, NDLR). Nous avons opté pour l'immobilier haut de gamme car c'est un marché de niche moins impacté par la crise actuelle. »