... Loin de l’esbroufe et de ce qu’il considère comme de la vanité.
Elles avaient été lancées lors du mandat du maire Hélène Mandroux, en 2012 : douze Folies architecturales dans la ville, en écho aux Folies du XVIIIe siècle (élégantes demeures bâties à Montpellier et en périphérie). Seules deux ont été construites, la Folie divine (signée Farshid Moussavi) et l'Arbre blanc (signé Sou Foujimoto, Nicolas Laisné, Dimitri Roussel et Manal Rachdi), avant que l'initiative soit stoppée en 2014 par le nouveau maire, Philippe Saurel. Mais en 2022, Michaël Delafosse, élu deux ans plus tôt, relançait la démarche et dévoilait 13 sites retenus pour accueillir un projet de Folies. Les premiers projets sont connus (pas encore bâtis), chacun rivalisant d'une fantaisie allant crescendo...
La démarche est une façon, pour la ville de Montpellier, de réaffirmer son caractère de terre d'hospitalité pour l'architecture contemporaine et de rayonner au national comme à l'international. Ainsi, sa plus célèbre bâtisse, L'Arbre blanc (17 étages sur les rives du Lez), a été inauguré en juin 2019. Depuis que la première esquisse de cet immeuble aux blanches ramifications a fait sa première apparition dans la presse, cet atypique programme résidentiel est devenu un véritable phénomène médiatique, offrant à la capitale languedocienne une visibilité originale. L'office de tourisme l'a même inscrit dans un circuit touristique baptisé « Montpellier contemporain » qui passe également par la Folie Divine, le Nuage ou le RBC Center. Et en 2020, le promoteur sétois Promeo, l'un des co-promoteur du programme de L'Arbre blanc, faisait état d'un « buzz total sur Instagram »...