L'entreprise Essenciagua, créée en 2005 à Laguépie (82) et spécialisée dans l'aromathérapie, va bâtir une nouvelle unité de distillation d'huiles essentielles bio sur le Parc d'activité de La Tieule (48) le long de l'A75, une commune située au sud-ouest de la Lozère, à la frontière avec l'Aveyron. Laurent Gautun, le dirigeant d'Essenciagua, a présenté le projet à la presse lundi 6 juillet. L'unité de production devrait être livrée dans un an.
Essenciagua propose une gamme d'aromathérapie médicale, huiles essentielles et hydrolats aromatiques biologiques, destinée aux marchés alimentaires et de santé. Une gamme grand public vendue dans les magasins bio et les pharmacies, mais qui intéresse aussi une clientèle BtoB de professionnels (laboratoires cosmétiques et thérapeutes).
Autre intérêt pour la TPE (quatre salariés à ce jour) : « Le rapprochement de nos bassins de clientèles, souligne Laurent Gautun. En nous installant en Lozère, nous serons au centre de bassins de clientèle potentielle de Clermont-Ferrand, Lyon, Montpellier et Toulouse ».
Ce qui a fini de convaincre le dirigeant, c'est l'environnement et l'écosystème local. Les différentes institutions chargées du développement économique du territoire, Lozère Développement, la CCI de la Lozère et la Chambre d'Agriculture, ont travaillé en synergie sur le projet, qui a également bénéficié d'un accompagnement par les services de l'État du pôle inter-services d'appui aux porteurs de projets, animé par la Direction départementale des Territoires (DDT).
Par ailleurs, le Département de la Lozère, la Région Languedoc-Roussillon, l'Agence Bio (à travers le Fonds Avenir Bio) et l'Europe (à travers le Fonds FEADER) ont aussi été sollicités pour participer au financement des investissements, qui se montent à un total de 1,86 M€.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

L'entreprise a ainsi bénéficié d'une articulation, soutenue par la Région Languedoc-Roussillon, entre deux domaines prioritaires : les thérapies innovantes (en l'occurrence non médicamenteuses) valorisant des cultures méditerranéennes bio.
L'unité lozérienne sera à terme le site principal de production.
L'entrepreneur vise un chiffre d'affaires de 2 M€ (550 000 € aujourd'hui). Une croissance qui passera par de nouvelles alliances industrielles et des partenariats locaux.
À lire également
Autre partenariat à l'étude : celui avec la société d'économie mixte de la Lozère (anciennement SELO, devenue Lozère Aménagement en 2010) gestionnaire des deux stations thermales du département (Bagnols-les-Bains et La Chaldette), spécialisées dans les affections respiratoires et la rhumatologie.
Beau Comme Un Camion surfe sur la vague des commerces ambulants
Immobilier neuf : en Occitanie, le marché plombé par l'absence d’investisseurs locatifs
Incendies de l’Aude : un élan de solidarité envers viticulteurs et agriculteurs
Les recettes de l’enseigne irlandaise Primark pour asseoir sa stratégie des bas prix