Nanosatellites : le CSU de Montpellier va enrichir les modèles de Météo France

Au Centre spatial universitaire de Montpellier, spécialisé dans les nanosatellites
CSU

Au Centre spatial universitaire de Montpellier, spécialisé dans les nanosatellites
CSU
Le Centre Spatial Universitaire (CSU) de Montpellier développe des nanosatellites depuis 2012. Le premier d'entre eux, Robusta, a été mis en orbite dans l'espace le 13 février 2012. Le second, Robusta-1B, a décollé le 23 juin 2017 depuis l'Inde.
Yann Barbaux, le président du pôle de compétitivité Aerospace Valley (qui a ouvert une antenne à Montpellier en avril dernier) vient de rendre une première visite au CSU, au cours de laquelle lui ont été présentées les diverses missions en cours sur les nanosatellites.
Entièrement développé par les étudiants du CSU en partenariat avec le CNES, Robusta-1B passe au-dessus de Montpellier quatre à six fois par jour, et continue de transmettre à chaque passage des mesures sur l'état de ses composants : sur sa propre santé (niveau batterie, températures, courant des générateurs solaires, etc.), mais aussi sur plus de vingt paramètres concernant l'expérience effectuée sur des amplificateurs opérationnels.
D'autres projets de nanosatellites sont en cours. En partenariat avec l'ESA, MTCube, lancé en 2019, testera plusieurs types de mémoires dans l'environnement spatial. Celesta, lancé fin 2019 en partenariat avec le CERN (organisation européenne pour la recherche nucléaire), comparera les environnements radiatifs en orbite basse autour de la terre.
Enfin, le triple nanosatellite Méditerranée sera, quant à lui, lancé en 2020, afin de collecter des données environnementales permettant d'améliorer les prévisions des épisodes cévenols.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Ce ne sera pas la seule mission du nanosatellite Méditerranée : quand il ne sera pas au-dessus de la Méditerranée, il pourra fournir d'autres données. Dans le cadre d'un programme développé en partenariat avec la Cape Peninsula University of Technology (Afrique du Sud) et avec l'AASO (Africa Aeronautics & Space Organisation), qui œuvre pour le développement de l'aérospatial en Afrique, « le nanosatellite Méditerranée fournira un moyen de communication à des écoles de brousse grâce à une station-sol ».
À lire également
Au terme de sa visite, Yann Barbaux a exprimé sa volonté de co-construire des projets pour faire connaître et mettre en synergie les travaux de recherche et d'innovation sur les nanosatellites du CSU de Montpellier et les concepts naissants ou encore à imaginer par les industriels en matière de missions spatiales appliquées au terrestre, dans de nombreux secteurs tels que l'agriculture, l'environnement, la communication ou l'humanitaire.
Beau Comme Un Camion surfe sur la vague des commerces ambulants
Immobilier neuf : en Occitanie, le marché plombé par l'absence d’investisseurs locatifs
Incendies de l’Aude : un élan de solidarité envers viticulteurs et agriculteurs
Les recettes de l’enseigne irlandaise Primark pour asseoir sa stratégie des bas prix