Comment les industries culturelles valorisent le patrimoine

La websérie Nemausus, lauréate de nombreux prix internationaux, fait la part belle aux Arènes de Nîmes et aux différents sites historiques de la ville.
K-PRODZ

La websérie Nemausus, lauréate de nombreux prix internationaux, fait la part belle aux Arènes de Nîmes et aux différents sites historiques de la ville.
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Le numérique a fait son entrée à l'université des sciences humaines de Paul-Valéry Montpellier 3, dont le Musée des moulages (antiquité classique, époque médiévale), créé en 1890, est l'un des rares subsistant au sein d'une université.
En 2017, l'université produit l'exposition « Papier, plâtre, pixel - La quête du musée virtuel », qui fait émerger le projet Mouseion : associant le Musée des Moulages et des équipes de recherche, il propose la numérisation de la collection du musée avec l'école ArtFx et l'entreprise Le Comptoir 3D.
La base de données numérique sera aussi une mémoire scientifique et permettra de mettre en open access une partie des œuvres majeures de la sculpture grecque, romaine et médiévale.
En novembre 2018, le Musée Fabre crée un nouvel outil de médiation et de communication sous la forme d'une série graphique numérique baptisée "Fabre & The City", un projet porté par la Métropole de Montpellier dans le cadre du maillage numérique de la Cité Intelligente.
La série Fabre & the City invite les visiteurs dans les coulisses du musée et dans la vie intime de ses œuvres d'art.
Mais il met en garde : « Oui à la valorisation du patrimoine par le numérique, mais ça ne doit pas être un gadget, c'est la clef pour que l'écran ne se substitue pas à l'œuvre, en particulier chez les jeunes. Notre rôle est de s'attacher d'abord à l'objet ».
Un gladiateur romain projeté dans le Nîmes d'aujourd'hui ? Dix épisodes plus tard, la web-série Nemausus a gagné ses lettres de noblesse, avec une cinquantaine de prix dans le monde, dont le 1er prix au Washington DC Web & Digital Media Festival et le rang de 2e web-série mondiale à l'occasion de la "Web-series world cup 2018" à Los Angeles.
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Mais surtout, elle a propulsé la notoriété de la capitale gardoise sur la Toile. Produite en 2017 par le studio nîmois K-Prodz (contenus marketing vidéo formats courts) en partenariat avec Culturespaces, le gestionnaire à Nîmes des Arènes, de la Tour Magne et de la Maison Carrée, elle a été diffusée sur YouTube.
Christophe Beth, le directeur de Culturespaces Nîmes, confirme : « Les technologies nous permettent d'aller vers des expériences plus immersives et plus accessibles pour le grand public, de transmettre des savoirs et des données scientifiques, et d'élargir le spectre des publics. La web-série nous a donné de la visibilité et ça attire du monde ».
Nourrir les contenus de produits touristiques grâce aux ICC, c'est l'un des créneaux de l'Open Tourisme Lab, accélérateur nîmois spécialisé dans l'innovation touristique.
Le tournage de la saison 2 de Nemausus démarrera fin 2019 à Nîmes. Plus ambitieuse (budget multiplié par 20), elle proposera 10 épisodes de 26 minutes (et non plus 10), destinés à une chaîne TV ou une plate-forme de streaming type Netflix
Deux start-ups perpignanaises ont investi sur la réalité augmentée et visent les marchés touristiques ou culturels. Après l'incendie du 15 avril dernier, ICM-Soft a ainsi décidé de rendre hommage à Notre-Dame-de-Paris via son application mobile Realillusions qui permettait de faire apparaître une vue 3D de la cathédrale dans n'importe quel lieu.
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La start-up Lenscom quant à elle, hébergée dans la pépinière d'entreprises du Pôle Action Média au Soler (66), est spécialisée dans les images 360° et les visites virtuelles. Après les visites virtuelles du Palais des Rois de Majorque et de la cathédrale Saint-Jean à Perpignan, elle travaille sur un projet pour une collectivité, consistant à réaliser un parcours touristique avec réalité virtuelle et modélisation de lieux détruits au fil de l'histoire.