A Alès, Merlin Gérin veut délocaliser une partie de ses activités
Guillaume Mollaret
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Merlin Gérin (Schneider Electric)
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Merlin Gérin (Schneider Electric)
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L'inquiétude est vive chez les salariés de Merlin Gérin Alès (groupe Schneider Electric), dans le Gard. Le 9 février, une centaine de salariés gardois, sur les 309 que compte le site, a manifesté contre le plan d'évolution de l'usine alésienne, initialement présenté en décembre dernier.
Ce plan prévoit, selon les syndicats, la suppression 40.000 heures de travail sur le site, ce qui correspond, selon eux, à la suppression de 26 emplois. Question de sémantique, la direction de Schneider Electric parle, elle, d'un volume représentant 10% des heures travaillées. Le site embauchant 269 salariés et 40 intérimaires, la maille est comparable.
Merlin Gérin était alors le premier employeur industriel du bassin... C'était avant que le groupe NTN-SNR (roulements à bille) n'ouvre une seconde usine dans les Cévennes.
Selon les syndicats CGT et CFDT, c'est notamment vers des sites hongrois et marocains du groupe que ces emplois seront réorientés.
En 2019, le site alésien de Schneider Electric a réalisé un chiffre d'affaires de 118,53 millions d'euros avec « 408.000 heures travaillées ».
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Selon les représentants du personnel, la direction prévoit, selon différents scénarii, une baisse de l'activité à un niveau compris entre 324.000 et 270.000 heures en 2023... Ce qui porterait les effectifs à un niveau inférieur à 200 salariés.
A l'heure actuelle, selon les représentants du personnel, 70 collaborateurs sur les 269 CDI que comptent l'usine ont plus de 56 ans. Parmi ces derniers, 20 ont plus de 60 ans.
Guillaume Mollaret
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