Le fondateur de l'entreprise héraultaise Bio-UV Group, cotée en bourse sur Euronext Growth et spécialisée dans les systèmes de traitement et de désinfection de l'eau de manière naturelle - par ultraviolets, électrolyse de sel, ozone et AOP (processus d'oxydation avancée) -, passe la main quelque vingt-trois ans après sa création. Le 1e mars dernier, Benoît Gillmann, actionnaire de référence de Bio-UV, avait annoncé la cession de ses parts et la nomination de Laurent-Emmanuel Migeon au poste de P-dg. Ce dernier prend ses fonctions officiellement le 14 mars 2023.
LA TRIBUNE - Quel est votre parcours professionnel ?
Laurent-Emmanuel MIGEON - Ingénieur agronome de formation et titulaire d'un MBA de l'INSEAD, j'ai passé une dizaine d'années dans l'audit et le conseil. J'ai eu envie de m'orienter dans le monde de l'action plutôt que du conseil et je suis entré chez UCCOAR, une société coopérative viticole, devenue Vinadéis et qui aujourd'hui appartient au groupe InVivo. Pendant dix ans, j'ai travaillé sur la commercialisation, l'innovation et l'irrigation. La passerelle avec Bio-UV, c'est l'eau ! J'ai connu Benoît Gillmann dans les années 2008-2010 alors que j'étais président du pôle de compétitivité QualiMéditerranée (devenu Agri Sud-Ouest Innovation après fusion, NDLR) et lui président du cluster Swelia (devenu Aqua Valley après fusion avec le pôle Eau et le cluster WSM, NDLR)... J'ai ensuite travaillé pendant trois ans chez Eurofins (analyses pharmaceutiques, phytopharmaceutiques, alimentaires et environnementales, NDLR) où j'ai dirigé la branche agro-science à Vergèze (Gard, NDLR). J'en suis parti pour essayer de créer une même structure à la demande d'un fonds d'investissement, puis j'ai travaillé pour Biotek Agriculture à Troyes. Fin 2017, Benoît Gillmann voulait faire entrer Bio-UV en bourse et cherchait quelqu'un pour l'épauler. Je suis entré dans l'entreprise en tant que directeur général délégué en janvier 2018. L'entrée en bourse a été bouclée en juillet 2018, avec une levée de 10 millions d'euros. J'ai ensuite accompagné l'acquisition de l'entreprise écossaise Triogen en septembre 2019, qui nous apportait une technologie que nous n'avions pas, l'ozone, puis l'acquisition de l'entreprise toulousaine Corelec en novembre 2021, et la levée de 12, 7 millions d'euros en octobre 2020.