Entièrement automatisée depuis sa dernière restructuration en 2021, l'usine Schneider Electric d'Alès, encore connue sous son appellation historique Merlin Gérin, se veut également un site industriel pilote pour le groupe en matière d'économie d'énergie.
Dans l'usine de 14.000 m2, sont fabriqués plusieurs dizaines de millions de disjoncteurs destinés à l'équipement de petits bâtiments tertiaires, ainsi que 270 millions de sous-ensembles, composant des disjoncteurs assemblés dans différentes usines du groupe à travers le monde. Le groupe vient d'achever un cycle de 5 millions d'euros d'investissements qui ont notamment banni les émissions de CO2 générés par l'énergie gaz, soit 171 tonnes de CO2 (qui correspondent environ à ce qu'émet un passager effectuant 20 tours du monde en avion).
Pour remplacer cette énergie fossile, Schneider Electric a donc investi 5 millions d'euros dans une chaufferie permettant de récupérer la chaleur fatale générée par l'activité de l'usine et d'en réutiliser 72% « tant pour chauffer l'hiver, que pour rafraîchir l'été », explique Michel Marmet, le directeur du site cévenol.
«L'adaptation de la température est certes importante pour le confort, mais elle l'est également pour notre processus industriel car la fabrication du mécanisme intérieur des disjoncteurs, qui fait la spécialité de cette usine, exige une température stable à 27°», précise Laurent Bataille, le président de Schneider Electric France, venu sur place le 20 septembre pour inaugurer l'installation.
Déjà active depuis de long mois, la nouvelle chaufferie permet à l'entreprise une économie d'énergie « de l'ordre de 15% sans opérer à aucun changement sur notre façon de travailler », indiquent les dirigeants.