Quels sont les grands enjeux liés au secteur électrique aujourd'hui ?
Laurent Bataille Le récent rapport du GIEC est venu nous rappeler l'urgence climatique, et avant cela, la crise de la Covid-19 a également renforcé la prise de conscience collective sur la fragilité du système. En conséquence, de nombreux décideurs se posent désormais des questions structurelles. Nous approchons de la fin de « l'âge du feu » : le temps où l'énergie carbonée dominait nos vies se termine. L'électricité, qui est l'énergie la plus efficace, puisqu'elle engendre moins de déperditions et peut être contrôlée et stockée, va progressivement prendre une place dominante dans notre vie quotidienne et la plupart des activités économiques et industrielles. Ce n'est pas par hasard que le slogan de Schneider Electric est « Life Is On » ! Tandis que nous entrons dans l'ère de l'électrification des transports, nous allons avoir besoin de davantage d'électricité. Il va donc falloir d'une part la produire, mais de l'autre, l'économiser, si nous voulons atteindre une société décarbonée et efficace. Ce qui est clair, c'est que la lutte contre le réchauffement climatique n'est pas anti-économique. Au contraire, via la technologie, elle est créatrice d'emplois.
Quel est selon vous le meilleur mix énergétique ?
L.B. Pourvu qu'on aille dans le sens de la décarbonation, il n'y a pas de mauvais choix ! En France, nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur une électricité déjà largement décarbonée, en particulier avec nos capacités historiques dans le nucléaire et l'énergie hydraulique. Il faut aujourd'hui redoubler nos efforts dans les domaines du solaire et de l'éolien, sans négliger de chercher toujours plus d'efficacité énergétique aux points de consommation, pour une transition réussie !
Le métier de Schneider Electric est de mettre sur le marché des solutions permettant d'organiser « un dialogue entre la production et la consommation ». Pouvez-vous nous en dire plus ?