LA TRIBUNE - Inscrit au CAC40, le groupe Schneider Electric a puisé sa source à Grenoble depuis 1836, avec le groupe Merlin Gérin. D'abord avec la fabrication de disjoncteurs puis, plus largement, en tant qu'acteur du bâtiment connecté, ainsi que de la fabrication des bornes électriques.
Vous générez aujourd'hui 25,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires (en 2020) et employez près de 128.500 collaborateurs dans le monde entier. Et pourtant, vous ouvrez votre nouveau centre de R&D une fois encore à Grenoble, où vous accueillez déjà 5.000 de vos 135.000 collaborateurs...
PHILIPPE DELORME - Notre ambition est d'être le partenaire digital de nos clients pour leur apporter de l'efficacité et d'agir en faveur du développement durable. Notre stratégie découle également des cibles carbone qui ont été définies dans le cadre de l'accord de Paris et qui prévoient d'évoluer vers un monde neutre en carbone d'ici 2050.
Il faut rappeler que tous les ans, ce sont près de 35 gigatonnes de carbone qui sont encore émises au sein de l'atmosphère. Notre obsession est donc de développer des technologies qui permettent de rendre des maisons, des bâtiments, des centres de données, des industries, des infrastructures et des réseaux électriques plus durables et plus efficaces.
Quelles sont les caractéristiques de ce bâtiment « du futur » qui a été livré l'an dernier, mais inauguré tout juste la semaine dernière, compte-tenu de la crise sanitaire ?
Ce bâtiment de 26.000 m2 est neutre en énergie, ce qui signifie que sur le total de l'année, il produit autant qu'il consomme. Le tout, grâce à des panneaux solaires de 4.000 mètres carrés, à deux éoliennes et à une batterie, qui permet notamment d'effacer les phénomènes de pointe.