Les salariés sont un peu sonnés. Et « dégoûtés ». Ce sont les mots des syndicalistes à la sortie de la première réunion d'information organisée par la direction du groupe O-I Glass sur le site de l'usine gardoise, à Vergèze, ce 10 avril. Il y a deux jours, le géant américain du verre d'emballage Owens-Illinois (O-I), qui emploie actuellement 2 200 personnes en France, a annoncé envisager de supprimer 320 postes en France (près de 15 % de ses effectifs français).
Un plan qu'il qualifie d'« actions supplémentaires pour renforcer sa compétitivité et assurer sa pérennité à long terme ». Pour justifier ce plan, O-I Glass évoque notamment le « déclin du marché du vin » mais aussi « une surcapacité » et une « forte concurrence ». Ces restructurations pourraient toucher les sites de Gironcourt-sur-Vraine (Vosges), Puy-Guillaume (Puy-de-Dôme) et Reims (Marne) ainsi que l'usine de Vayres, en Gironde, qui produit des bouteilles en verre principalement pour les vins de Bordeaux et pourrait perdre une centaine de ses 240 salariés, avec l'arrêt d'un four en fin de vie. Mais aussi le site gardois donc, dont le destin serait scellé par ce plan, avec une fermeture si aucun repreneur n'était trouvé.