Dans le monde du verre, la tendance du moment était aux grandes annonces autour des fours décarbonés nouvelle génération. De premières inaugurations ont été organisées en Gironde puis à Cognac, comme pour consacrer l'avenir vert de la filière. Mais désormais, les usines tournent au ralenti. Voilà que la crise de consommation du vin, de la bière et des spiritueux s'abat sur les fabricants de bouteilles.
Deux poids lourds cotés en bourse se partagent le marché en France. OI-Glass, le groupe américain, dont la filiale française dirige neuf usines dans le pays (800 millions d'euros de CA en 2023), et Verallia, ex-filliale de Saint-Gobain, avec ses sept fabriques régionales (953 millions d'euros). Les deux manufacturiers concurrents se disputent principalement la mise en bouteille des vins rouges et blancs, du champagne, des spiritueux, notamment le cognac, et de la bière.
Selon les informations de La Tribune, les deux industriels ont placé au total quatre sites en chômage partiel depuis cet été. Vayres en Gironde et Reims dans la Marne, qui produisent respectivement des bouteilles de vin et de champagne, côté OI-Glass. Chez Verallia, la Verrerie ouvrière d'Albi dans le Tarn et l'usine de Chalon-sur-Saône en Saône-et-Loire qui fournissent les vins rouges du Sud-Ouest et de Bourgogne, sont concernées depuis le début de l'été. Chaque localité compte aujourd'hui un four à l'arrêt. Ceux de Verallia ne redémarreront pas avant 2025. Les quatre usines emploient près de 1.200 salariés au total.