Les 6.000 scientifiques présents ont tenu à clôturer, ce 25 juillet, la conférence internationale de recherche sur le Sida à Paris, sur une note d'optimisme. Une équipe de scientifiques a présenté les résultats d'un vaccin expérimental qui cristallise les espoirs.
Ce vaccin expérimenté sur 393 volontaires vivant aux Etats-Unis, au Rwanda, en Ouganda, en Afrique du Sud et en Thaïlande a permis la production d'anticorps, c'est-à-dire « une réponse immunitaire » chez tous les volontaires. « Ces données prometteuses, combinées aux avancées d'autres chercheurs dans ce domaine, autorisent à être de nouveau optimiste quant à la possibilité de développer un vaccin contre le VIH », a commenté le professeur Dan Barouch, le directeur du Centre de recherche sur la virologie et les vaccins à Boston.
Dans le détail, le vaccin-test dit à « double détente », va mettre le système immunitaire en alerte en y introduisant un banal virus de rhume. Ce dernier sera ensuite dopé avec une protéine se trouvant sur l'enveloppe du VIH pour déclencher une réaction de l'organisme. « Bien sûr, on ne sait pas encore si ce vaccin protègera les humains. Mais ces données justifient de mener une étude d'efficacité à plus grande échelle », prévient le professeur Dan Barouch.
Phase suivante avec ce vaccin de l'espoir ? Le tester sur des volontaires appartenant à un groupe présentant un risque élevé de contracter le Sida. Des tests qui pourraient débuter dès « fin 2017 ou début 2018 ». En attendant ce vaccin suscite l'espoir autant que le HVTN 702, un autre vaccin lancé en novembre 2016 en Afrique du Sud et qui sera testé sur plus de 5.000 personnes
Et pourtant, l'avancée de ces recherches encourageantes pourrait être freinée par un déficit de financements dans la recherche scientifique. Les Etats-Unis de Donald Trump, dont l'enveloppe représente deux-tiers des financements internationaux, envisagent des coupes budgétaires qui pourraient raboter d'un milliard, leur contribution de 4,9 milliards de dollars dans le financement de la recherche scientifique.
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Un rabotage qui pourrait priver d'antirétroviraux près d'un milliard de patients, essentiellement Africains, mais aussi, entraîner 200.000 nouveaux cas d'infection selon les prévisions des experts. Au sein des chercheurs présents à la conférence de Paris, c'est la crainte de voir se réduire les chances de parvenir au plus vite à la mise au point d'un vaccin.
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