Énergies renouvelables : l’Éthiopie à l’avant-garde
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Deuxième pays le plus peuplé d'Afrique derrière le Nigéria, l'Éthiopie dispose notamment du barrage de Gibe III, un atout majeur. Fonctionnant officiellement depuis 2016, il génère au moins 1870 MW. Quant au barrage de La Renaissance, toujours en construction, il devrait pouvoir à terme être doté d'une capacité de production de 6000 MW, l'équivalent d'environ six réacteurs nucléaires. Un projet qui devrait devenir le plus grand barrage hydro-électrique d'Afrique, d'une hauteur de 175 mètres et d'un volume de 10 000 000 m3.
Fin 2017, l'Éthiopie a levé 4 milliards de dollars pour la construction de deux centrales géothermiques nommées Corbetti et Tulu Moye. À terme, elles devraient produire 1000 MW. Ce chantier pharaonique devrait se terminer en 2025. Un investissement important qui s'inscrit dans le cadre du développement 2015-2020 de l'Éthiopie, avec pour objectif de faire passer la production électrique du pays de 4300 MW à 17 346 MW, en associant l'hydraulique, l'éolien et le géothermique.
En 2016, la capacité éolienne de l'Éthiopie représentait 324 MW, ce qui la plaçait au quatrième rang au niveau continental derrière l'Afrique du Sud, l'Égypte et le Maroc. Depuis plusieurs années, des parcs éoliens sont régulièrement créés, avec notamment ceux d'Ashegoda en 2013 et d'Adama II en 2015. À l'horizon 2030, l'Éthiopie prévoit d'avoir réduit ses rejets de CO2 de pas moins de 64 %.
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