Le comité d'entreprise de l'aéroport Toulouse-Blagnac s'oppose à la privatisation

Gael Cérez

Aéroport Toulouse-Blagnac
Rémi Benoit

Gael Cérez

Aéroport Toulouse-Blagnac
Rémi Benoit
Pour le comité d'entreprise de la société de gestion de l'aéroport Toulouse-Blagnac, c'est non. "À l'unanimité", le comité (composé de 4 élus CFDT, 2 élus Unsa et un élu CFE/CGC) a rendu un avis défavorable sur le projet de "transfert au secteur privé d'une participation majoritaire au capital de la société ATB". En clair, les syndicats s'opposent à la privatisation de leur entreprise.
Le comité d'entreprise déplore "la méthode choisie par l'État : l'opacité".
D'autre part, le comité d'entreprise, dont la consultation a été lancée lors de la réunion plénière du 16 décembre 2014, met en avant les risques économiques que fait courir à ATB cette privatisation.
Enfin, le CE relève que "l'absence de visibilité sur les offres de reprise et sur les critères de sélection ne nous permettent pas de nous prononcer sur les déterminants du choix de l'État". Ces conclusions, basées sur le travail d'un expert mandaté par le comité d'entreprise, amènent "les élus à prononcer à l'unanimité un avis défavorable à ce transfert au secteur privé d'une participation majoritaire au capital d'ATB".
Rappelant que "l'adhésion du personnel sera un facteur clé pour la réussite du projet industriel et social, quel qu'il soit", le CE annonce qu'il "sera amené à se positionner sur ce projet industriel de Symbiose au cours des prochaines consultations obligatoires, notamment celle sur les orientations stratégiques".
Contacté l'après-midi, Jean-Michel Vernhes, le président du directoire d'ATB, n'a pas souhaité faire de commentaire. Avis simplement consultatif, la conclusion du Comité d'entreprise "ne devrait pas avoir de conséquences sur la procédure", selon la direction d'ATB.
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Un avis que ne partage pas Christophe Lèguevaques, l'avocat des requérants contre la privatisation de l'aéroport :
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Pour le président du Ceser, les conclusions du CE sont complètement justifiée du fait du "refus du consortium chinois de communiquer au comité d'entreprise le contenu du projet industriel et économique, le montant et le calendrier des investissements nécessaires pour porter le nombre de passagers à 20 millions", réagit Jean-Louis Chauzy.
Gael Cérez